Nouvelle de 17 h > La facture de la « manif » n’ira pas à la Ville de Rimouski
Nouvelle de 17 h

La facture de la « manif » n’ira pas à la Ville de Rimouski

Un déploiement policier à Rimouski, lors d’une manifestation contre les mesures sanitaires. (Photo: courtoisie, Philippe Cochin)

Bien des informations, des questions et des rumeurs sur la manifestation de samedi dernier, à Rimouski, ont continué de circuler 48 heures après l’événement, lundi.

Quelque 350 à 400 personnes se sont réunies au parc Beauséjour, samedi, après une marche effectuée par plus de 100 d’entre eux, à partir du restaurant Mc Donald’s et du quartier général régional de la Sûreté du Québec. Cette manifestation organisée par des militants qui réclament le libre choix dans l’application des mesures sanitaires a attiré des « gourous » du mouvement, comme Alexis Cossette-Trudel et Stéphane Blais.

Les manifestants ont été prévenus dès leur rassemblement sur la rue Vanier qu’ils s’exposaient à des amendes, s’ils ne respectaient pas le port du couvre-visage ou la distanciation physique. Une fois réunis au parc Beauséjour, ils ont dû se disperser à la suite d’une déclaration d’illégalité pour des motifs de santé publique.

Constats d’infraction

Un organisateur, Alain Lauzon, a reçu un constat d’infraction de plus de 1 500 $. Lors de l’émission de télévision « Tout le monde en parle », à Radio-Canada, hier soir, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a confirmé que 25 constats ont été émis lors de la manifestation de Rimouski.

« Il y a eu beaucoup d’avertissements donnés, beaucoup de rappels, beaucoup de masques distribués. Ça a fini par une ordonnance de la Santé publique, parce qu’il y avait un trop grand nombre de gens qui ne respectaient pas les consignes. Nous respectons le droit de manifester des citoyens, mais qui respectent les règles », a-t-elle dit.

Une partie des manifestants qui ont fait le trajet à pied jusqu’au parc Beauséjour, depuis le lieu de rassemblement devant le quartier général de la SQ. (Photo: courtoisie, Philippe Cochin)

Faux cas

Par ailleurs,quant à la rumeur voulant que certains participants à la manifestation en provenance d’une zone rouge aient été atteints de la COVID-19, la Sûreté du Québec a formulé un démenti.

Facture

Dans un autre ordre d’idées, bien des questions ont circulé sur les coûts qu’entraîne le recours à près de 100 policiers de la Sûreté du Québec pour encadrer cette manifestation.

La facture ne sera pas adressée à la Ville de Rimouski, affirme le maire, Marc Parent : « Il n’y aura pas de coûts additionnels pour la Ville. Notre entente annuelle avec la Sûreté du Québec englobe l’éventualité où on aurait recours à des unités spécialisées pour ce genre d’événement. Je n’ai pas entendu qu’il pourrait y avoir eu des incidents après la manifestation, comme au centre-ville, par exemple. »

Pas de rififi

Ce que confirment aussi Jonathan Laterreur, de la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Rimouski-Neigette, et un tenancier et restaurateur bien connu du centre-ville, Tommy Lemieux Cloutier.

« Rien à signaler et je crois bien qu’on nous aurait prévenus si ça avait été le cas, car nous sommes toujours en communication étroite avec nos membres. La manifestation a fait du bruit, mais c’est tout », dit monsieur Laterreur.

« Nous n’avons rien vu ni eu de particulier, samedi soir. On peut dire que l’achalandage était comme d’habitude. Je n’ai rien entendu parler de spécial. Il n’y a pas eu de gens qui se sont montrés peu coopératifs ou qui ont nécessité une intervention de la police. On avait certaines appréhensions, mais il n’y a pas eu d’incident regrettable », mentionne monsieur Lemieux-Cloutier.

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