31.10.2020
Nouvelle de 17 h Grand geste de solidarité pour la veuve de Dave Massé

Grand geste de solidarité pour la veuve de Dave Massé

Une nouvelle voiture et une maison qui sera construite l’an prochain

Quatre entreprises de Rimouski ont mis en commun leurs efforts afin de permettre à Josée Morin, une mère de six enfants ayant perdu son conjoint, d’obtenir un véhicule à 50% de sa valeur, qui correspond à ses besoins.

Il s’agit de Boulevard Chevrolet, Distributions Claude Côté, Carrosserie Jacques Lévesque et Makpek qui ont déniché le véhicule idéal, un Chevrolet Suburban pouvant accueillir huit passagers, et ont tous contribué à sa remise à neuf.

C’est un accident mortel survenu à neuf jours de Noël, l’an dernier, qui a privé les six enfants de Dave Massé et Josée Morin de leur père. Le conducteur avait perdu la maîtrise de sa voiture alors qu’il circulait vers l’Est sur la route 232, vers 15 h, un samedi. Son véhicule a subitement changé de voie et il a percuté une autre voiture, conduite par un homme de 69 ans.

Le verglas avait rendu la chaussée dangereuse. Josée Morin avait, elle, subi des blessures très sérieuses. Les six enfants étaient alors âgés de 3 à 13 ans.

Démarches

C’est le directeur général des ventes et copropriétaire de Boulevard Chevrolet, Pierre Béchard, qui a pris le dossier en main. Il raconte : « Madame Morin était venue nous voir le printemps dernier, pour essayer de se trouver un véhicule correspondant à ses besoins. J’ai fait des démarches avec GM pour obtenir un véhicule. On nous a proposé de gros rabais, mais pas un véhicule au complet. D’un autre côté, j’avais d’autres concessionnaires de GM au Québec qui voulaient aussi faire leur part. Cependant, si on voulait lui offrir un véhicule qui répondrait à ses besoins, avec ses six enfants, il fallait se tourner vers des modèles parmi les plus chers. »

« Ça ne fonctionnait pas, mais de toute façon, madame Morin n’était pas prête au printemps et n’était pas rétablie. Le projet a été mis un peu sur la glace, jusqu’à ce qu’il y a quelques semaines, quand elle est venue nous voir pour dire qu’elle était prête et que ses besoins s’alignaient vers un gros véhicule. Finalement, il y a eu un heureux hasard : un client qui était malade avait perdu son permis de conduire et voulait se départir de son Suburban. C’était exactement ce qu’on cherchait », se souvient-il.

Remise en état

« On s’est entendus sur un prix raisonnable. Le monsieur a su que c’était pour madame Morin, alors il a fait sa part, mais ne veut pas qu’on l’identifie. Nous avons revendu le véhicule à madame Morin, qui a payé environ 50% de sa valeur. Mais il y avait d’abord pour environ 7 000 $ ou 8 000 $ de travaux à lui consacrer. Boulevard Chevrolet a refait la mécanique du véhicule pour qu’elle soit A-1. Carrexpert a refait la carrosserie et ajouté des pièces pour qu’il soit beau. Distribution Claude Côté a donné les pneus. Makpek a donné les roues en alliage », explique aussi monsieur Béchard.

Tous très heureux

Au nom de tous ces partenaires, Pierre Béchard signale enfin ce qui suit : « Nous sommes tous très heureux de rendre la vie plus facile à madame Morin et à sa famille. Il faut dire que nous avons tous « embarqué » dans ce projet sans réserve. Ça s’est fait dans un claquement de doigts. Chaque partenaire que j’ai contacté et que je connais m’a répondu; « Oui, Pierre, pas de problème. De quoi avez-vous besoin? » Ça s’est réglé dans un après-midi. Personne ne s’est fait prier. Ça a été fait de bon cœur, un grand geste de générosité très volontaire. Ça faisait un certain temps qu’on voulait aider madame Morin. »

Josée Morin, Dave Massé et leurs enfants. (Photo: gofundme)

Projet de maison

Par ailleurs, rappelons qu’un groupe de gens d’affaires, dont Maurice Tanguay, Jacques Tanguay, Alexandre Tanguay, Éric Boucher et Louis Khalil, a recueilli des fonds pour alléger les soucis financiers de la famille pour plusieurs années. De cette démarche est notamment né le projet de construction d’une nouvelle résidence pour la famille du disparu.

« Le projet est bien là et nous avions prévu aller de l’avant le printemps dernier, juste avant que la crise sanitaire de la COVID-19 vienne tous nous affecter, nous frapper en pleine face. Tout était presque complètement organisé et planifié. Nous l’avons donc reporté au printemps prochain, mais tout ce travail n’est pas perdu et le projet sera réalisé », confirme Éric Boucher.

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