23.11.2020
Nouvelle de 17 h Le député LeBel s’inquiète de la détresse psychologique des Bas-Laurentiens

Le député LeBel s’inquiète de la détresse psychologique des Bas-Laurentiens

Menace de passer au palier d’alerte rouge en raison de la contamination de COVID-19

Le député de Rimouski, Harold LeBel, avoue sa grande inquiétude pour la santé mentale des Bas-Laurentiens, alors que les éclosions de cas de COVID-19 à Matane préoccupent ses concitoyens.

Tout un chacun craint que la région passe du palier orange au palier rouge dans le niveau d’alerte du gouvernement sur la contamination par le coronavirus, alors que le bilan de la contamination s’alourdit de jour en jour dans la région de Matane. Cela entraînerait des contraintes supplémentaires additionnelles pour tous.

En date d’hier, l’éclosion à la Résidence des Sages atteignait 11 personnes, soit 10 usagers et un travailleur, incluant un décès. L’éclosion à la Résidence des Bâtisseurs demeurait à 79 cas, soit 62 résidents, 14 travailleurs et trois proches aidants. Il y avait eu trois décès et une personne est hospitalisée à cet endroit.

« Les prochaines semaines vont être « tough » pour les Québécois », a prévenu le premier ministre François Legault, hier. Le député est du même avis, d’autant plus qu’il constate des signes de détresse psychologique dans son entourage, après quelque neuf mois d’état d’urgence sanitaire, au Québec.

Pas terrible!

« Ce n’est pas terrible, ce qui se passe dans la région présentement. La menace de tomber en zone rouge est toujours là. La fois où on est passé du jaune à l’orange, ça s’est fait en dedans de deux heures, sans consulter personne. On l’a appris comme ça : quelqu’un a pris une décision à Québec. Ça pourrait arriver comme ça aussi si on se retrouvait dans le rouge. Il n’y a pas de procédure établie. On ne nous appelle pas au téléphone pour savoir ce qu’on en pense. Et on ne sait jamais : est-ce que ce sera une décision de la Santé publique ou une décision du pouvoir politique? On se relance la balle. C’est clair qu’il faudrait séparer la Santé publique du politique dans les communications », estime Harold LeBel.

Celui-ci se dit d’ailleurs favorable au fait qu’un spécialiste des communications ait été embauché pour conseiller le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda, alors que le premier ministre et les ministres en ont pour eux-mêmes. « C’est parfois difficile de comprendre ce qu’il veut. »

Personnes seules à Noël

Harold LeBel fait partie des nombreux citoyens qui se demandent quel genre de temps des Fêtes nous allons vivre dans un peu plus d’un mois, mais pas nécessairement pour les mêmes raisons que la plupart des gens.

« Je pense aux personnes seules. Chaque année, je fais une tournée des activités des Fêtes préparées par des organismes à but non lucratif pour les personnes seules : déjeuner des Petits Frères, déjeuner du Club Lions, brunch, etc. Ces activités permettent de fraterniser un peu en se réunissant, d’avoir des échanges humains. Ça brise le cœur de savoir qu’il risque de ne pas y en avoir cette année. Il y a beaucoup de gens qui en ont besoin et ce sera compliqué. Ça m’inquiète et c’est un des points à l’ordre du jour avec mon équipe pour la prochaine semaine, de voir comment je pourrais faire pour aider des groupes à trouver des alternatives. »

Suicide dévastateur

Une personne que connaissait monsieur LeBel s’est enlevé la vie au cours des derniers jours et il a constaté que la nouvelle a eu un effet dévastateur parmi ses amis.

 « La santé mentale, c’est un gros problème présentement. On le voit sur les réseaux sociaux, notamment. Je sens qu’il y a une détresse grandissante. Mon amie disparue, c’était une femme bien connue et très appréciée, qui connaissait beaucoup de gens en raison de son travail. Ça a causé tout un choc. »

Des craintes

« Quand j’ai commencé à voir dérouler les commentaires sur ma page Facebook, j’ai eu des craintes en raison de la commotion créée par ce départ inattendu. J’ai eu le réflexe de transmettre des numéros de téléphone pour les gens en détresse ou qui éprouvent des problèmes. J’avais appelé le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) pour bien m’informer avant de le faire et on m’a encouragé. Cela a peut-être aidé des personnes qui songeaient à passer à l’acte », confie monsieur LeBel.

« Beaucoup de gens se sentent mal et si ça continue comme ça et qu’on passe au rouge, je crains que des gens sensibles en souffrent. Ma grande préoccupation à l’heure actuelle, c’est ça.  », constate le représentant de la circonscription de Rimouski. Cela dit, le député se dit aussi très préoccupé par les effets qu’aurait un passage au rouge pour les gens d’affaires de la région.

Énoncé économique

Le député de Rimouski n’est pas contrarié par l’absence du projet de prolongement de l’autoroute 20 dans les projets d’infrastructures évoqués lors de l’énoncé économique du gouvernement, hier.

« Non, parce que je sais à quoi nous devons nous attendre. Le gouvernement de la CAQ annoncera le retour du projet de la 20 dans le Plan québécois des investissements (PQI) au printemps de 2022, juste avant les élections. C’est d’ailleurs ce que sous-entendait le premier ministre dans une lettre qu’il m’a envoyée. »

Situation d’urgence

« Par contre, je souhaite que les programmes d’aide aux entreprises pour faire face à la crise ne tombent pas dans la « procédurite », dans le remplissage de formulaires à ne plus finir avec les fonctionnaires. Ce n’est vraiment pas de cela qu’on a besoin. On n’a pas le temps, là. On est situation d’urgence et cette situation devrait être gérée de manière différente selon les régions du Québec. Mais au moins, il y a des programmes », tranche Harold LeBel.

Investissements gouvernementaux

Si monsieur LeBel ne réagit pas outre mesure aux délais pour l’autoroute 20, c’est qu’il constate que Québec a quand même choyé Rimouski au plan des investissements, ces derniers mois.

« De mémoire, il y a le Lab-école qui s’en vient, tout comme la Maison des aînés et avant, il y a eu le palais de justice, le Canyon des Portes de l’Enfer, le nouveau poste de la Sûreté du Québec et le complexe sportif. Il y a des investissements qui sont confirmés ou s’en viennent également pour le Théâtre du Bic et pour la Coop Paradis, par exemple, et je travaille à obtenir des fonds pour le Vieux Théâtre de Saint-Fabien », fait enfin remarquer Harold LeBel.

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