Actualités Économie Un projet de loi pour protéger le modèle agricole québécois

Un projet de loi pour protéger le modèle agricole québécois

Le Bloc Québécois et l’Union des producteurs agricoles (UPA) s’associent pour réclamer l’adoption du projet de loi C-216 afin de protéger la gestion de l’offre dans les futures négociations commerciales.

Ils demandent également au gouvernement libéral de tenir ses promesses et de verser aux producteurs sous régime de gestion de l’offre et aux transformateurs les compensations promises pour les concessions faites lors des derniers accords commerciaux.



Pertes de parts de marché de 10 %

Au total, les producteurs et les transformateurs ont perdu au change près de 10 % de parts de marché avec l’Accord de partenariat transpacifique (PTPCG), l’Accord économique et commercial global (AECG) et l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), et ce, seulement pour le secteur laitier.


« Uniquement pour les producteurs laitiers, il s’agit de manques à gagner permanents de 450 M$ par année. Pour l’ensemble des productions et de la transformation sous la gestion de l’offre, on se retrouve de toute évidence au-dessus du demi-milliard de dollars. Jusqu’à présent, seuls les producteurs laitiers ont touché un seul versement pour les concessions faites dans les deux premiers accords. Ça veut dire que tous les autres n’ont rien reçu! », déclare le député de Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas.

En conformité avec les engagements mêmes des libéraux, le Bloc demande de :



 verser immédiatement le second chèque pour l’année 2020 aux producteurs laitiers;

 annoncer les compensations pour le reste de la durée de l’entente à cet effet;


 convenir des compensations pour les autres secteurs sous la gestion de l’offre;

 confirmer toutes les compensations dans la mise à jour économique du 30 novembre;

 protéger le système de gestion de l’offre en adoptant le projet de loi C-216 du

Bloc Québécois.

Une monnaie d’échange pour Ottawa

« La gestion de l’offre est malheureusement devenue, pour Ottawa, une monnaie d’échange lors des négociations avec ses futurs partenaires. À trois reprises, même s’il s’était engagé à la protéger intégralement, Ottawa a trahi sa parole et il a ouvert de nouvelles brèches. Grâce à ce projet de loi, le gouvernement fédéral ne pourra plus prendre d’engagements, par traités ou par ententes en matière de commerce international, qui auraient pour effet d’affaiblir la gestion de l’offre », ajoute le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet.

« Le gouvernement avait donné sa parole de ne pas toucher à la gestion de l’offre : il l’a mise aux enchères et il a perdu. Nous continuerons sans relâche à questionner le gouvernement, et à mettre la pression nécessaire pour que les compensations soient finalement budgétées et accordées, telles que promises. Il en va de la survie de notre modèle agricole », conclut la députée de Manicouagan, Marilène Gill.


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