COVID-19 «Une question de santé mentale et de droits individuels»

«Une question de santé mentale et de droits individuels»

La fin du couvre-feu et le code d’alerte demandés par les péquistes

Le chef du Parti Québécois et le chef parlementaire et député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, ont précisé leur pensée sur l’atténuation des mesures de contrôle sanitaire qu’ils réclament dans un point de presse, ce matin.

Pour le chef, Paul Saint-Pierre Plamondon, et pour monsieur Bérubé, deux raisons motivent principalement leurs demandes de mettre fin au couvre-feu, d’installer des contrôles routiers et de ramener les paliers d’alerte par code de couleurs : le respect des libertés individuelles et la santé mentale des Québécois après presque un an de crise sanitaire due au coronavirus. C’est ce soir à 17 h que le premier ministre Legault doit faire des annonces à ce sujet.



« Nous souhaitons notamment la réouverture des commerces et des centres de conditionnement physique, de même que la relance des sports qui peuvent être pratiqués en toute sécurité. De notre point de vue, les commerces sont importants, mais aussi la santé physique et la santé mentale des Québécois, tout aussi importantes que la santé économique. Pour les régions où on ne retrouve presque plus de cas de COVID, nous demandons la fin du couvre-feu : Bas-Saint-Laurent, Gaspésie, Côte-Nord, Abitibi et Saguenay/Lac Saint-Jean », exprime le chef péquiste.

La fin du couvre-feu


« On demande au gouvernement la fin du couvre-feu pour ces régions et de ne pas changer le code de couleurs. Il faut demeurer cohérent sur la hiérarchie dans laquelle on fonctionne : vert, jaune, orange, rouge. Par-dessus rouge, il y a une mesure qui atteint la liberté des gens : le couvre-feu. Logiquement, si certaines régions sont dans la zone verte ou dans la zone jaune, il n’y a pas de raison de limiter les allées et venues des gens. Il ne faut pas que cette mesure soit mur à mur », lance monsieur Saint-Pierre Plamondon.

Par région



« Il faut une approche par région qui soit respectueuse du schème scientifique que le gouvernement a lui-même imposé à la population l’automne dernier. Il faut un équilibre entre la santé physique et la santé mentale. Il n’y a pas que les notions d’épidémiologie qui entrent en ligne de compte. Les mesures doivent être représentatives de la situation de chaque région », a-t-il ajouté.

Barrage


 « Notre position est claire pour le Bas-Saint-Laurent : il nous faut un barrage routier à La Pocatière. Ça avait bien fonctionné au printemps. Ça permet de contrôler. La dernière fois, la Semaine de relâche a été un peu le bouc émissaire de la crise, cette fois, on sait qu’elle s’en vient et que les gens n’iront pas à l’extérieur. Il faut qu’on ait des mesures pour garder nos chiffres (de la pandémie) bas. Le risque est qu’on ait de gens qui viennent des régions qui ont beaucoup de contraintes dans celles qui ont peu de contraintes. C’est là, le risque. Le couvre-feu n’était pas si nécessaire », constate monsieur Bérubé.


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