Actualités Société Vague de féminicides : le maire de Rimouski veut agir

Vague de féminicides : le maire de Rimouski veut agir

La vague de sept meurtres de femmes qu’a connu le Québec en six semaines ces derniers temps touche particulièrement le maire de Rimouski, Marc Parent, qui souhaite que la Ville fasse quelque chose à court terme pour aider des femmes dans le besoin.

Une résolution en ce sens pourrait émerger de la prochaine assemblée ordinaire du conseil, le 6 avril. Le maire Parent, tout en soulignant quelques bonnes décisions qui favorisent l’économie régionale, estime que le budget provincial d’Éric Girard, déposé jeudi dernier, n’en fait pas assez pour la cause des femmes maltraitées.



« Je suis un peu déçu du soutien financier accordé aux organismes qui aident les femmes victimes de violence. On parle de 22 M$ pour l’ensemble du Québec, tandis que la situation est extrêmement préoccupante. Le gouvernement doit trouver une façon de venir en aide rapidement aux organismes comme La Débrouille, de Rimouski. Ce qui se produit aujourd’hui à l’égard de femmes est absolument inacceptable. Il y a non seulement une hausse du nombre de cas de femmes victimes de violence, mais aussi une hausse des féminicides », confie monsieur Parent.

Se reloger


« Et encore : les féminicides ne sont qu’une petite portion de toute la violence que des femmes subissent, que ce soit physiquement ou psychologiquement. Il faut trouver des façons d’aider. Un des enjeux pour une femme victime de violence est de se demander « où est-ce que je m’en vais ». Présentement, avec un taux d’inoccupation de 0,9 % des logements, il est extrêmement difficile pour une femme de quitter un conjoint violent. Il y a des solutions de dépannage, mais la capacité d’accueil des centres d’hébergement de secours n’est pas illimitée », ajoute monsieur Parent.

Il y a donc, comme nous l’avions écrit récemment à partir d’un constat du Comité logement Rimouski-Neigette, des femmes qui demeurent avec un conjoint violent parce qu’elles n’ont pas le choix.



« Dans le projet de requalification de la maison-mère des Sœurs du Saint-Rosaire qui est malheureusement en veilleuse, pour 84 logements, il y avait des logements pour femmes violentées. J’ai contacté des ministres, au niveau provincial et au nouveau fédéral, pour leur demander de débloquer des fonds. Il faut trouver des endroits pour que ces femmes aient accès à du soutien et à de l’hébergement, pour pouvoir s’en sortir. La somme de 22 M$ annoncée dans le  budget provincial n’est pas suffisante. »

Ne pas se relancer la balle


« J’ai moi-même appelé la directrice de la maison La Débrouille pour lui demander ce que la Ville peut faire à court terme. C’est une responsabilité provinciale, mais la situation est tellement grave qu’on ne peut pas commencer à se lancer la balle à savoir qui doit faire quoi. J’ai demandé à ce que lundi (aujourd’hui), le conseil puisse effectuer une réflexion à ce sujet, en comité plénier, pour trouver des façons à court terme de venir en aide à La Débrouille », conclut monsieur Parent.


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