Nouvelle de 18 h La nouvelle ministre va tenter de recoller les morceaux

La nouvelle ministre va tenter de recoller les morceaux

La nouvelle ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Caroline Proulx, se familiarise avec les dossiers régionaux et entend favoriser un rapprochement entre les députés de la région et les élus municipaux.

Le journal le soir rapportait hier, en primeur, que les élus provinciaux Pascal Bérubé et Harold LeBel étaient mécontents de la demande de la Table régionale des élus du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL) de les exclure des réunions de la cellule de crise sur la pandémie. Pour les députés, c’est une décision douteuse qui a peut-être des motifs partisans.



Pour le président de la TREMBSL, Michel Lagacé, c’est une décision qui relève de l’efficacité, les réunions se déroulant souvent à 25 ou 30 personnes, pour une période d’une heure seulement. « On a dit : « on va se retrouver entre nous ». Mais il ne faut pas y voir un conflit. On travaille toujours avec les députés », affirme monsieur Lagacé.

La situation a contrarié le député LeBel de Rimouski au point où il a écrit à la nouvelle ministre en lui demandant de former une nouvelle cellule de crise qui regrouperait les élus provinciaux et fédéraux de la région.


Potentiel

« Ça va vite, mais ça va bien! Je suis vraiment excitée par le mandat que m’a offert le premier ministre. Le développement économique de la région m’interpelle, incluant tout le potentiel touristique. J’ai eu l’occasion de faire une belle tournée dans votre région l’été passé. J’aime beaucoup le Bas-Saint-Laurent et j’ai l’intention de développer l’offre touristique, particulièrement au Bas-Saint-Laurent, et de développer en général dans une perspective de développement durable et responsable », mentionne d’abord madame Proulx dans une entrevue exclusive avec le journal le soir.



Le différend

L’auteur de ces lignes a donc interrogé madame Proulx sur le différend entre la TREMBSL et les élus provinciaux.


« On m’a mis sommairement au courant de la situation, hier. Je vais aller chercher un maximum d’informations et de bien comprendre ce qui s’est passé au cours de la fin de semaine et je vais tenter de dénouer cette impasse concernant la cellule de crise entre les élus provinciaux et municipaux dès lundi. C’est impératif de travailler tout le monde ensemble, tous les élus! », lance Caroline Proulx.

Les mesures sanitaires

Le journal a fait remarquer à la ministre que les appels à Québec afin que soient allégées les mesures sanitaires dans Rimouski-Neigette ont été nombreux et sont venus des milieux politiques et socio-économiques.

« Un fort mouvement de solidarité demande un allègement des mesures pour la MRC Rimouski-Neigette. Pourriez-vous intervenir et transmettre le message aux plus hautes autorités? », avons-nous demandé à Caroline Proulx.

Chiffres inquiétants

« J’arrive tout juste du caucus des députés du Bas-Saint-Laurent et de Chaudière-Appalaches. Le premier ministre était présent et c’est une réalité qui incombe à Rimouski-Neigette à d’autres MRC du Bas-Saint-Laurent : il faut voir que le nombre de nouveaux cas est encore fort élevé avec un record, hier (66), et encore 45 aujourd’hui. Les hospitalisations sont aussi en hausse avec 17 de plus. Ce sont des chiffres jamais atteints au Bas-Saint-Laurent depuis le début de la crise sanitaire. Il faut tous se tourner vers la vaccination. Il faut continuer à se faire vacciner. On approche de la fin. On en est aux derniers kilomètres » constate madame Proulx.

Décision

Celle-ci ajoute, concernant les préoccupations principalement économiques : « Il faut rappeler qu’il y a des mesures d’aide d’urgence disponibles, entre autres auprès du ministère de l’Économie et de l’Innovation, également auprès du ministère du Tourisme, pour les entreprises qui sont affectées par les fermetures imposées par la direction de la Santé publique. La décision d’alléger ou non les mesures sanitaires ne relève pas de moi, mais bien de la Santé publique, autant nationale que du Bas-Saint-Laurent. Et pour l’instant, ce n’est pas recommandé. »

L’autoroute 20

La nouvelle ministre du Bas-Saint-Laurent note qu’elle en sait déjà un bout sur les revendications des organisations socio-économiques régionales réclamant le prolongement de l’autoroute 20 jusqu’à Rimouski, un projet de plus d’un milliard de $. Le projet a été retiré du Plan quinquennal des infrastructures (PQI) sous le dernier règne libéral.

« C’est un dossier dont on entend parler depuis de nombreuses années. Il y a toujours des discussions en cours avec la présidente du Conseil du trésor (Sonia LeBel), parce qu’on doit l’inclure au PQI. Le ministre des Transports, François Bonnardel, suit ce dossier de très, très, près avec les députés de la région, dont monsieur Tardif de Rivière-du-Loup/Témiscouata. »

« Ne croyez-vous pas que l’autoroute 20 prolongée jusqu’à Rimouski donnerait justement un bon coup de pouce à l’industrie touristique?», a insisté le journaliste du soir, puisque Caroline Proulx est aussi ministre du Tourisme.

Elle n’a pas semblé vouloir faire ce lien, se limitant à vanter le potentiel du secteur touristique.

« Le Bas-Saint-Laurent est une des régions touristiques dont l’attractivité est très forte. Vous avez un potentiel de développement incroyable chez vous. Malgré la crise, les saisons touristiques, tant estivale qu’au cours de l’hiver dernier, ont été relativement bonnes. Ce n’est pas parfait, on attend le retour des touristes internationaux, mais le Bas-Saint-Laurent est toujours très apprécié », s’est contentée de dire celle qui prévoit, pour l’instant, sa première visite dans la région pour la semaine suivant le 15 juin.


Télécharger l'application web du journal le soir

Télécharger
×