Actualités Éducation Des enseignants dénoncent une décision qui viendrait miner la solidarité syndicale

Des enseignants dénoncent une décision qui viendrait miner la solidarité syndicale

Le Syndicat de l’enseignement de la région de la Mitis (SERM-CSQ) a appris la semaine dernière que les centres de services scolaires (CSS) des Monts-et-Marées et des Phares tiendront des journées de classe virtuelles au secondaire le 19 mai.

Tous les élèves du secondaire sont visés au CSS des Monts-et-Marées, tandis que ce sont ceux des écoles Langevin, Mistral, Paul-Hubert et Saint-Jean qui le sont du côté du CSS des Phares. Ce, malgré un mouvement de grève annoncé pour la même date.



Pour le président du syndicat, monsieur Jean-François Gaumond : « Les enseignantes et les enseignants seront contraints de fournir une prestation de travail illégale qui ne respecte pas la Loi sur l’instruction publique et la convention collective considérant que seulement le gouvernement par décret ou arrêté ministériel peut autoriser l’enseignement à distance en lien avec les mesures sanitaires ».

Les professionnels de l’éducation souhaitent des améliorations significatives dans leurs conditions de travail. Ils sont en négociation avec le gouvernement du Québec pour le renouvellement de leurs conventions collectives depuis plus d’un an.


Minent la solidarité

« En forçant la tenue des cours en ligne, le syndicat de l’enseignement de la région de la Mitis considère que les centres de services viennent nuire au mouvement de grève des professionnels et qu’ils minent la solidarité entre les différents corps d’emploi exerçant leur profession au même centre de services », précise un communiqué du SERM.



Honteux

« Les enseignantes et les enseignants du secondaire sont en colère. On leur dit qu’ils doivent faire de l’enseignement à distance, ce qui vient, pour une nouvelle fois cette année, les forcer à revoir leur planification. C’est un nouvel alourdissement de la tâche en cette année difficile et cela témoigne d’un manque de considération des centres de services envers leur personnel. Aussi, on force les enseignants à traverser des lignes de piquetage grâce à la technologie. C’est honteux ! On utilise la pandémie pour désolidariser le personnel » a fait savoir Jean-François Gaumond, président du SERM-CSQ.


Rappelons que le Syndicat de l’enseignement de la région de la Mitis représente quelque 1 500 membres des centres de services scolaires des Monts-et-Marées et des Phares.


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