Nouvelle de 19 h Un roman futuriste dont l’action se passe à Saint-Simon-de-Rimouski

Un roman futuriste dont l’action se passe à Saint-Simon-de-Rimouski

L’auteur Normand Gagnon vient de publier un roman futuriste qui a pour titre  “La joie se love au creux des vagues” dont l’action se situe au village de Saint-Simon-de-Rimouski.

« La particularité du roman est qu’il se situe en 2050. J’ai donc fait de la projection dans le futur tout en utilisant un lieu réel. Ce roman est le début d’une suite qui se promènera dans le passé et l’avenir des personnages rencontrés dans le premier », explique l’auteur.



Les clés de l’église désaffectée

Envoyée par son parrain, une jeune femme se présente dans un village du Bas-Saint-Laurent, sans savoir ce qui l’attend. On lui remet les clés de l’église désaffectée; qu’en fera-t-elle? »


« Irisa, la jeune femme en question, se lie peu à peu avec des gens du village; avec leur concours, et en tenant compte des spiritualités chrétiennes et autochtones du milieu, ainsi que l’influence bouddhiste qu’elle tient de son père, elle fera renaître l’église en réunissant ces divers courants de sagesse », raconte M. Gagnon.

Une communauté se crée en cours de route, qui se donne pour nom Les Bateliers du Fleuve Sacré. On y retrouve non seulement des préoccupations spirituelles, mais aussi pratiques : l’accueil d’un couple d’immigrants, l’ouverture d’une boulangerie, la reconstruction d’un quai.



« Le tout ne s’accomplit pas sans heurts : un homme aux prises avec un choc post-traumatique, un père d’extrême droite, un ado qui se spécialise en cyber-attaques, autant de tensions qui parcourent le récit. Un récit dans un futur ni tout noir ni tout blanc mais où les protagonistes, à l’échelle d’un village, cherchent à approfondir leur humanité. Les tomes suivants creuseront davantage ce noble projet, en éclairant ses sources dans le passé ainsi que son avenir », précise l’auteur.

Un chalet au Bas-Saint-Laurent


Normand Gagnon raconte que son père était un militaire en constant déplacement. « Il a conservé la bougeotte par la suite, alors mon frère, mes deux sœurs et moi sommes nés dans trois provinces et quatre villes différentes. Heureusement, un chalet que mes parents ont fait construire dans le merveilleux Bas-Saint-Laurent nous a fourni un ancrage stable à travers tous ces mouvements », se rappelle-t-il.

« Peut-être en réaction à ce nomadisme, je me suis installé solidement à Shefford, où je vis depuis quarante ans. Mon épouse et moi y avons élevé nos deux enfants et fournissons aujourd’hui un terrain de jeu campagnard à nos petits-enfants », ajoute celui qui a fait carrière dans l’enseignement de l’anglais au secondaire dans les écoles publiques de Waterloo et Granby et qui a coordonné l’implantation du Programme d’Éducation Internationale dans la région.

« J’ai toujours écrit par-ci, par-là, mais le vrai déclencheur a été une balade anodine. J’étais sur le haut d’une colline avec vue sur les montagnes des Cantons de l’Est. Je me suis dit que ce serait là un endroit splendide pour construire une maison. Qui donc s’y installerait? De cette question est né le ruisseau de mes premiers personnages, devenu, à mon grand étonnement, le fleuve de la Suite Aquatique », ajoute-t-il.

À Saint-Simon en juillet

Normand Gagnon sera présent là Saint-Simon lors de l’exposition “Enracinerrance” qui aura lieu le 10 juillet, si les conditions sanitaires le permettent.


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