Nouvelle de 17 h Un ex-maire du Bic est déjà passé par là… deux fois plutôt...

Un ex-maire du Bic est déjà passé par là… deux fois plutôt qu’une!

Les querelles, le zonage, les terrains, les comités, etc.

Les questions de zonage et les querelles entre la conseillère Virginie Proulx et d’autres membres du conseil municipal de Rimouski rappellent des souvenirs mitigés à un ancien maire et toujours résident du Bic, Lucien Cimon.

En plus d’avoir été le premier magistrat du Bic au tournant des années 1980, à une époque où c’était une municipalité autonome, monsieur Cimon a aussi eu lui-même, comme citoyen, des démêlés avec l’administration municipale parce qu’il souhaitait construire sa maison du côté Nord de la rue Sainte-Cécile, à flanc de colline.



Ses expériences se veulent un parallèle très intéressant avec le reportage diffusé par le journal le soir concernant le terrain voisin de celui de la résidence de la conseillère Proulx, jeudi. Par souci d’éthique, madame Proulx s’est retirée du dossier lors de la demande de changement de statut du terrain situé devant chez-elle, au Bic, lorsque le conseil municipal a statué sur cette demande. Ce sont les propriétaires du terrain qui ont demandé le changement afin de construire une résidence.

Madame Proulx n’a pas participé aux délibérations du conseil sur la décision, mais une vague de protestation subite et inattendue de la part de certains citoyens, dont le conjoint de madame Proulx, est survenue lors de la période de consultation. Au point où des élus, dont le maire, Marc Parent, se demandent si la campagne de pression n’a pas été télécommandée, puisque sans le nouveau règlement, pas de construction.


Vendredi, madame Proulx et monsieur Parent se sont répondu dans nos pages, dans la suite de ce dossier.

Marc Parent et Virginie Proulx. (Photo: photomontage)

Une année perdue, mais pas à ne rien faire!



Pour en revenir à monsieur Cimon, il se souvient d’abord de sa propre expérience comme propriétaire. « Le propriétaire du terrain concerné vit exactement la même histoire que moi quand j’ai voulu construire à l’endroit où je me trouve présentement. J’avais l’assurance que je pouvais construire une maison, mais avec un conseil municipal et un inspecteur municipal qui ont suivi un autre conseil municipal et un autre inspecteur municipal et ce que j’appelle des « bougalous » d’un comité pour l’urbanisme et le patrimoine, j’ai passé une grosse année à consacrer toutes mes énergies à réaliser mon projet de construire une maison à flanc de colline. »

Sans compter l’argent.


« Un an de retard avant de commencer à construire, mais pas une année perdue à ne rien faire! À travers toutes sortes de démêlées, à réussir à faire dézoner, à faire réaliser des plans coûteux, à remplir des formulaires… à rédiger des argumentaires à n’en plus finir. Mais c’est passé! Ça fait 16 ans qu’on est ici et on en est bien content  », conclut-il à ce sujet.

Unanimement contre

Pour en revenir aux aspects politiques, Lucien Cimon croit que le temps est venu pour le maire Parent de calmer le jeu.

« Quand j’ai été maire moi-même, il y aurait peut-être eu des conseillers qui auraient voulu exclure le maire… », blague monsieur Cimon au sujet de l’expulsion de Virginie Proulx des comités pléniers du conseil municipal de Rimouski.

« Sérieusement, c’est une situation inacceptable ce qu’on voit présentement et je crois que ça fait partie du travail du maire de ne pas accepter ça. Monsieur Parent devrait faire preuve de leadership et essayer de faire en sorte qu’on se parle, essayer de favoriser que l’humeur de chacun revienne à la normale. Ce que je trouve étrange, par ailleurs, c’est l’unanimité du reste du conseil municipal face à une seule conseillère. Et ça tient depuis mai 2020. Il doit y avoir des raisons. Ce ne sont sûrement pas tous des « yes men » au sein du conseil actuel. Ce n’est pas banal. »

Place publique

« Et c’est encore plus triste de voir que les conflits de personnalités sont rendus sur la place publique. En fin de compte, ce sont les citoyens qui sont représentés par cette conseillère qui en paient le prix, qu’on le veuille ou non. Ce n’est pas censé d’exister, ce genre de situation. J’ai été maire et on m’a demandé pendant très longtemps de jouer le rôle de « belle-mère », ce que j’ai toujours refusé de faire », affirme encore monsieur Cimon.

« On était à un point marquant lors de ma période à la mairie (1978-1981, mandats de trois ans à l’époque). On était sur les questions d’aménagement du territoire, de la réforme sur de la fiscalité municipale et de la démocratie municipale. On a réussi quand même à s’entendre au conseil que je présidais. Ce fut une période extrêmement mouvementée et divisée, au Bic. Ce qui accrochait, alors, c’étaient les questions d’urbanisme et d’aménagement de terrains de jeux. Le conseil avait voulu municipaliser les loisirs et ça avait causé des frictions », rappelle-t-il.

Le journal le soir vous présentera une autre entrevue en rapport avec ce dossier à 18 h.


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