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Le maire de Sainte-Luce enchanté de l’appui de son député…mais déçu du silence des autres

S’il se réjouit de l’appui public de son député Pascal Bérubé, le maire de Sainte-Luce, Roch Vézina, aurait aimé entendre d’autres politiciens de la région se prononcer sur le fait que l’entretien de la plage de Sainte-Luce devrait incomber à la région et pas seulement aux contribuables de sa municipalité.

« Évidemment, je me réjouis de l’appui de M. Bérubé. Je l’ai d’ailleurs remercié lors de notre hommage à Maude Charron. Par contre, j’aurais aimé voir d’autres politiciens prendre position. Où est notre députée fédérale? Où sont les députés provinciaux et fédéraux de Rimouski? C’est bien évident que lorsqu’il y a 3 000 personnes sur la plage, ce ne sont pas uniquement des gens de Sainte-Luce. Des gens me disent qu’il y a aussi de belles plages à Pointe-au-Père et à Sainte-Flavie, c’est peut-être le cas, mais c’est à Sainte-Luce que les gens viennent. C’est la plage de toute la région. Je ne comprends pas comment l’aréna de Mont-Joli est un équipement régional et pas la plage de Sainte-Luce », commente le maire Vézina.



Le maire de Sainte-Luce, Roch Vézina. (Photo Alexandre D’Astous – Journal Le Soir)

Déçu par la MRC de la Mitis

M. Vézina se dit déçu par de l’accueil obtenu par sa demande au conseil des maires de la MRC de la Mitis. « J’avais écrit une lettre pour plaider le caractère régional de la plage et ma demande n’a pas été bien reçue. J’ai bien l’intention de revenir à la charge lors de la prochaine séance du conseil des maires, mais comme il n’y a pas de séance en août. Les élections municipales vont arriver rapidement. Lorsque j’ai succédé à Mme Blanchette-Vézina en mai dernier, je me suis fait une liste de priorités à régler et celui-ci vient en tête de liste. Pour moi, la plage de Sainte-Luce est la plage de l’Est-du-Québec », précise-t-il.


D’importants investissements à venir

Le maire concède que la plage n’a plus l’allure qu’elle avait dans sa jeunesse. « Depuis ce temps, il y a eu deux grandes marées qui ont causé de l’érosion. Une vingtaine de résidences ont été déplacées avec l’aide du ministère de la Sécurité publique, Nous devons faire des recharges de la plage. Pour satisfaire les gens, il faudrait nettoyer toutes les semaines. La capacité de payer de nos contribuables à une limite. Cette année, pour une petite recharge, nous avons dû emprunter 507 000 $. En 2022, on prévoit une grosse recharge évaluée entre 12 et 14 M$. Quelle sera la part de la municipalité de Sainte-Luce ? On ne peut pas payer ça tout seul avec seulement 1 400 payeurs de taxes », indique M. Vézina, qui ne sait toujours pas s’il tentera de se faire élire à la mairie en novembre prochain. « C’est sûr que je veux revenir comme conseiller, mais le poste de maire est dans ma pile d’une quarantaine de dossiers à régler », indique le frère de l’ancienne députée fédérale Monique Vézina.



Pascal Bérubé a profité de son passage à Sainte-Luce, le 3 août, pour prendre position dans le dossier de la plage. (Photo Alexandre D’Astous – Journal Le Soir)

Appui de Pascal Bérubé

« Je comprends très bien la position de Sainte-Luce. On ne peut pas demander à une municipalité de moins de 3 000 habitants de défrayer les coûts importants qui s’en viennent pour l’entretien des lieux qui sont utilisés par tout le monde et qui bénéficient à toute la région. C’est un équipement régional qui devrait être entretenu par la région. Des opérations très coûteuses s’en viennent lors des prochaines années. J’offre mon soutien à la Municipalité dans la recherche de financement. C’est un endroit magnifique qui fait la fierté de la région. C’est normal que la région participe à son entretien », déclarait M. Bérubé lors du passage du chef du parti Québécois, Paul St-Pierre-Plamondon, le 3 août à Sainte-Luce.



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