guycaron
Nouvelle de 17 h > La Ville et la police vont tenter de faire cesser les bagarres d’écoliers au parc Lepage
Nouvelle de 17 h

La Ville et la police vont tenter de faire cesser les bagarres d’écoliers au parc Lepage

Le conseiller Pelletier souhaite ardemment régler ce problème de longue date
Le parc Lepage est situé entre l’avenue Rouleau et l’avenue Sirois, tout près de l’école Paul-Hubert. (Photo: Google Maps)

Le conseiller municipal du district Saint-Robert, Jocelyn Pelletier, et le sergent Claude Doiron, agent d’information de la Sûreté du Québec confirment qu’ils sont préoccupés par une reprise marquée des bagarres d’écoliers dans le parc Lepage, qui est pratiquement situé dans la cour de l’école secondaire Paul-Hubert.

Situé entre les avenues Rouleau et Sirois, la partie Sud du parc se termine aux abords de l’école. Il arrive donc que des « gangs » d’écoliers s’y réunissent pour consommer de l’alcool et des stupéfiants, ce qui donne parfois lieu à des échauffourées. Depuis une semaine, des rumeurs circulent au sujet de la reprise des bagarres, après une période d’accalmie.

Dès que les policiers ont le dos tourné…

« Il y a effectivement des bagarres dans le parc Lepage ces temps-ci et la Sûreté du Québec a eu à intervenir à quelques occasions depuis le début des classes. Bien que nous ayons des policiers assignés sur une base régulière à cet endroit, entre autres à l’heure du midi et à la fin des classes, et que nos policiers effectuent des patrouilles régulières dans le secteur, le problème persiste. Dès que les policiers ont le dos tourné, ça repart de plus belle », mentionne le sergent Doiron.

On connaît bien le parc Lepage pour sa fameuse fontaine qui accueille les visiteurs, depuis l’avenue Rouleau. (Photo: archives)

Pas d’hier

Le conseiller Pelletier rappelle de son côté que le problème ne date pas d’hier, qu’il y a eu bien des efforts de faits et qu’il faudra les reprendre.

« Ça m’est venu aux oreilles la semaine dernière. J’ai parlé avec notre directeur général, Marco Desbiens, et nous avons décidé de réactiver un comité de travail qui réunissait la Ville, la Sûreté du Québec et le Centre de services scolaire des Phares, sur les questions de sécurité autour des écoles. Ce sera le directeur de l’école Paul-Hubert qui convoquera la prochaine réunion. Ce comité était un peu en pause parce que les actions qu’on avait prises avant la crise de la COVID étaient excellentes. Entre autres actions, une lettre de l’école Paul-Hubert à l’intention des parents des écoliers avait été vraiment significative. On va voir si ce serait pertinent de poser d’autres gestes comme ça. On n’attendra pas la formation du prochain conseil. C’est un dossier qui me tient particulièrement à cœur, car je travaille avec les jeunes », commente Jocelyn Pelletier.

Jocelyn Pelletier (Photo: archives – Pierre Michaud)

Bouleversé par des vidéos

« J’ai déjà vu des vidéos de choses qui se sont passées au parc Lepage et je peux vous dire que ça m’a vraiment choqué, mais choqué dans le sens de bouleversé, presque traumatisé, de voir de la violence. C’est un dossier qu’il faut prendre très au sérieux », note monsieur Pelletier.

Problème de clôture

Le journal le soir a eu vent d’informations selon lesquelles le manque d’entretien de la clôture de métal qui limite l’accès au parc serait un problème, car les jeunes se faufileraient par des brèches.

« La clôture, il y en avait une, avant, et il y avait au moins trois trous dedans. En 2008, il y avait une clôture et les problèmes persistaient. Dans les années 1970, il y avait aussi ce genre de problème. La première fois qu’on a planté des arbres, ils ont tous été arrachés par des écoliers. Historiquement, les premiers événements du genre ont eu lieu en 1969. J’espère régler la question une fois pour toutes, mais il y a plein de facteurs qui entrent en considération. On a besoin d’un effort vraiment concerté pour réussir et je sens que la volonté de tout le monde est là, comme elle l’était en 2019. Je refuse qu’on commence à dire que c’est de la faute de la police, de la Ville ou de l’école. Il y a des solutions simples qu’on pourrait mettre en place », conclut Jocelyn Pelletier.

Facebook Twitter Reddit