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Économie

Le député LeBel dénonce les coupures chez Bell Média

Harold LeBel à l’Assemblée nationale. (Photo: Francis Vachon / courtoisie Parti québécois)

Le député de Rimouski à l’Assemblée nationale du Québec, Harold LeBel, déplore vivement la décision de Bell Média d’abolir un poste de journaliste pour ses stations de Rimouski et d’Amqui.

Rappelons que nous rapportions hier que le journaliste Étienne Gagné était mis à pied, alors que le producteur Bruno Toussaint et le directeur du produit d’Énergie-Rouge FM, François Lafond, concluaient des ententes de départ à la retraite, le tout pour trois postes en moins.

« Pour chaque journaliste qui perd son travail, c’est la voix de nos communautés qui s’éteint, petit à petit. À partir de Rimouski, Bell Média prétend couvrir un large auditoire sur un immense territoire, mais comment peut-elle garantir que tout le monde y trouve son compte lorsqu’il ne reste que deux journalistes pour effectuer le travail? Trois MRC et 43 municipalités, ce n’est pas suffisant pour y affecter trois professionnels de l’information? »,  s’interroge le député de Rimouski.

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Mépris ou négligence?

« Bell Média détient des licences de radiodiffusion qui lui permettent de vendre de la publicité, mais en échange, elle doit s’engager à desservir la région avec un minimum de temps de nouvelles. Cette entreprise de Toronto n’a manifestement jamais pris connaissance de notre réalité, sinon, elle ne tenterait pas de nous faire croire qu’elle peut remplir ses obligations avec seulement deux personnes, si expérimentées soient-elles. Cela relève du mépris, sinon de la négligence, surtout en cette époque où la désinformation sévit », s’insurge monsieur LeBel.

Rappel

Monsieur LeBel rappelle par ailleurs que la sonnette d’alarme a été une nouvelle fois sonnée l’an dernier.

« Il y a un an presque jour pour jour, la Commission de la culture et de l’éducation de l’Assemblée nationale présentait son rapport sur l’avenir des médias d’information. Je déclarais alors : « Il y a vingt recommandations fortes et notamment des revendications sérieuses auprès du gouvernement fédéral pour améliorer la situation de nos médias et pour donner à tous les Québécois.es une information accessible et de la qualité. On veut montrer qu’au Québec on a ce souci de faire vivre nos médias en région et nos médias communautaires, parce qu’ils sont la base de notre démocratie. On est fiers de ce qu’on dépose aujourd’hui, mais des gestes concrets devront suivre. » Où en est-on maintenant? Quelles représentations le gouvernement québécois a-t-il effectuées? Quelles initiatives a-t-il proposées afin de stopper la saignée dans les médias régionaux? Manifestement, trop peu et trop tard », se désole Harold LeBel.

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