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Nouvelle de 18 h

Un cri du cœur pour protéger la forêt contre la tordeuse

Photo : Maurice Veilleux, Pierre Sirois, Michel Lagacé et Bertin Denis. (Photo courtoisie)

Les forestiers et les élus municipaux du Bas-Saint-Laurent lancent un cri du cœur pour obtenir un financement d’urgence du gouvernement du Québec afin de lutter contre les effets de la tordeuse des bourgeons de l’épinette, sans sacrifier les travaux d’aménagement régulier faute de budget.

« Ça fait plus d’un an qu’on talonne le gouvernement. En plus de ne pas répondre à nos demandes de financement d’urgence, nos budgets d’opération pour la forêt privée ont été coupés. Comme la tordeuse fait des ravages dans l’Est de la région (dans les MRC de la Matanie et de la Matapédia) et que des travaux doivent y être exécutés en urgence afin de ne pas perdre le bois, il ne reste plus d’argent pour faire des travaux dans l’Ouest du territoire », explique le président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, Maurice Veilleux, ce mardi lors d’une conférence de presse à Rimouski.

La tordeuse fait des ravages. (Photo courtoisie)

Une coupure de 2 M$ qui fait mal

« Nous demandions un financement supplémentaire de 3,5 M$ pour 2021, on nous a plutôt coupés de 2 M$. On manque d’argent partout. Les représentations de notre député Pascal Bérubé ont été vaines, tout comme les nôtres », déplore M. Veilleux.

Métal du Golfe_VF

« La quasi-totalité de notre budget passe en récolte de bois atteint par la tordeuse et la remise en production. Il reste très peu d’argent pour effectuer des traitements comme des éclaircies de peuplements. Nous avons des plantations qui datent des années 80 et 90 qui doivent être éclaircies pour croître. Le gouvernement a payé pour ses plantations, mais il refuse d’entretenir son investissement », poursuit le président de la Fédération des groupements forestiers du Bas-Saint-Laurent, Pierre Sirois.

2 M$ en urgence et 3,5 M$ par année pendant quatre ans

Le président de la Table régionale des élus du Bas-Saint-Laurent, Michel Lagacé, précise que la région demande une aide d’urgence de 2 M$ rapidement et une bonification de 3,5 M$ par année pendant quatre ans. « Le ministre (Pierre Dufour) est sensible à notre situation, mais son entourage le serait moins. Nous lançons un cri du cœur en raison de l’urgence de la situation. Il faut protéger nos forêts. Le Bas-Saint-Laurent a toujours été donné en exemple pour la qualité de ses travaux d’aménagement forestier, mais là on nous laisse tomber », lance-t-il.

« La région a fait ses devoirs. C’est un désastre qui se profile en forêt privée. Le feu est pris dans l’Est de la province et le ministère s’en lave les mains. Il ne veut plus investir dans la protection de sa forêt. Plusieurs municipalités rurales dépendent de la forêt privée. C’est notamment le cas chez nous, à Saint-Éloi », déclare le préfet de la MRC des Basques et président du Collectif régional de développement, Bertin Denis.

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