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Des entrepreneurs en beau fusil contre la Ville

La surface est sur le toit de l’édifice du 204 rue Tessier. (Photo: courtoisie)

Les hommes d’affaires Guylain Dupuis, Gino Cloutier, Sylvain Michaud et Frederick Poirier, de Centre sports JMD / Passion Hockey, sont en beau fusil contre la Ville de Rimouski qui menacerait de leur retirer le droit de disputer des parties de hockey sur le toit d’un immeuble dont ils sont propriétaires.

Il y aura bientôt deux ans, l’été prochain, ils ont aménagé une surface de dek hockey sur le toit de l’édifice situé au 204, rue Tessier, lequel abrite cinq condos commerciaux. Leur activité est conforme, mais il y a eu des plaintes dans le voisinage, un mois après le début de leurs activités. Leurs différentes ligues organisées toucheraient plus de 700 personnes.

Métal du Golfe_VF

Ces plaintes ont fait en sorte que la Ville a adopté une résolution empêchant dorénavant  la construction de toute surface sportive extérieure dans la zone C-548. Les conseillers Jennifer Murray (Saint-Germain) et Jocelyn Pelletier (Saint-Robert) disaient avoir reçu plusieurs plaintes concernant l’activité autour de cette surface rattachée au Centre Sports JMD. 

« J’ai reçu des appels nombreux de citoyens de la rue de l’Évêché, notamment, qui se disaient dérangés par l’activité autour de la surface de dek hockey », disait la conseillère du district Saint-Germain, Jennifer Murray, qui a quitté son poste, depuis. « Le téléphone ne dérougit pas depuis trois semaines, un mois. Les activités de dek hockey se poursuivent pendant la journée et toute la soirée; il y a des rassemblements -on y consomme de la bière- qui se prolongent souvent tardivement dans le stationnement », ajoutait le conseiller de Saint-Robert, Jocelyn Pelletier.

Cependant, le maire de l’époque, Marc Parent, avait bien précisé aux représentants des médias que la résolution n’empêchait pas la poursuite des activités de Centre Sports JMD.

Réduire, mais ne pas empêcher

Les quatre entrepreneurs ont fait parvenir une lettre à la Ville, à la fin de la dernière semaine, pour protester contre le contenu d’une lettre qu’ils ont eux-mêmes reçu précédemment de la Ville. Cette communication de la Ville les enjoint à réduire les activités sur le toit, pour cause de nuisance.

« On ne veut pas empêcher les activités, on veut réduire leurs impacts », confie un membre du conseil au Journal Le Soir.

Trois des quatre actionnaires de l’entreprise: Sylvain Michaud, Gino Cloutier et Guylain Dupuis. Absent: Frédéric Poirier. (Photo: courtoisie)

Pas d’autres

Interrogé par le Journal Le Soir, le maire de l’époque, Marc Parent, avait précisé que cette résolution n’empêchait pas les activités de Centre Sports JMD sur le toit, mais empêchait toute nouvelle installation du genre.

Sur le tard

« Nous avons maintes fois demandé de faire avancer le dossier et voilà que cette lettre arrive alors que notre saison doit commencer dans trois semaines. Devons-nous  rappeler que nous sommes l’organisation avec le plus de membres actifs dans une ligue organisée à Rimouski et dans l’Est-du-Québec? Devons-nous aussi rappeler l’apport important de notre organisation par son caractère inclusif pour les personnes avec des différences et l’utilisation de nos installations par les programmes de sports-études et d’un club de boxe et d’un camp de jour? », interrogent les dirigeants de l’entreprise.

Permis délivré

« Depuis deux ans, on ne cesse de s’acharner sur nous, comme si nous étions des « scélérats », pour une poignée de mécontents qui parlent fort. Juste d’avoir modifié le zonage sans aucune communication de la Ville et le contenu de cette présente communication démontrent bien que la balance ne penche que d’un côté. Rappelons que la Ville a autorisé notre activité en nous délivrant les permis, sachant très bien de quelle nature elle était », écrivent-ils.

L’organisation de Centre sports JMD a lancé une campagne de mobilisation sur les réseaux sociaux. Elle incite ses membres et sympathisants à faire pression sur la ville.

Bâtons dans les roues

« Nous avons toujours été conciliants et collaborateurs et pourtant les autorités municipales n’ont cessé de nous mettre des bâtons dans les roues, pour mille et une raisons. Nous respectons le fait que des citoyens puissent se plaindre, mais que l’oreille et que les actions sont toujours  notre fardeau est, avouez-le, assez questionnable. Plutôt que nous aider à aller de l’avant vous nous enverrai une mise demeure. Un simple texto ou un coup de fil nous indiquant les étapes et votre soutien aurait témoigné d’un minimum de considération pour notre entreprise », mentionnent les entrepreneurs dans leur lettre.

Déménagement?

Selon les quatre hommes d’affaires, la Ville leur a proposé de déménager dans le parc industriel.

« Qui devra assumer les couts et l’impact d’un déménagement ? Qu’est-ce que la Ville propose concrètement? Tout cela n’est vraiment pas clair et pas très solide. Nous avons consacré des milliers d’heures à ce projet. Nous ne nous laisserons pas écraser comme de vulgaires bandits. Nous et nos membres avons le droit au respect au même titre que ces quelques citoyens mécontents. Tel que nous l’avons toujours mentionné, nous restons disponibles pour trouver des solutions constructives », concluent les quatre propriétaires de l’entreprise.

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