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Nouvelle de 18 h

Le coût des travaux à réaliser est astronomique

La fermeture de l’hôtel des Gouverneurs, situé au 155 boulevard René-Lepage, fait mal à la capacité d’accueil de Rimouski lors des grands événements. (Photo:journallesoir.ca)

La Ville de Rimouski a délivré des constats d’infraction aux propriétaires de l’Hôtel Gouverneurs pour des problèmes de salubrité, mais aimerait bien avoir davantage de recours pour les inciter à le rénover pour le rouvrir.

L’établissement situé au 155 boulevard René-Lepage est fermé depuis le début de la crise sanitaire il y a un peu plus de deux ans. Des débris, des dommages sur le revêtement extérieur et de la décrépitude en général ont été observés autour du bâtiment, de même qu’un évident manque de propreté et d’entretien. Les propriétaires sont la famille Goupil de Montréal, qui donne rarement de ses nouvelles à ses partenaires de l’industrie, pas plus qu’aux autorités municipales qui aimeraient bien pourtant l’accompagner dans une démarche allant dans un sens ou dans l’autre.

Alors que la reprise économique et touristique sont à nos portes, le parc hôtelier de Rimouski se voit privé de quelque 150 chambres.

Pouvoirs limités

« On inspecte les lieux à l’occasion pour voir s’il y a des problèmes de santé et de salubrité. Si c’est le cas, on émet des constats qui ne sont pas des amendes, mais des points à corriger. Si c’est fait, c’est correct, mais si ce n’est pas fait, on peut imposer des amendes. Autrement, on essaie de voir si le propriétaire est intéressé à vendre et s’il y a des acheteurs potentiels. On espère que des choses vont se produire, mais la Ville n’a pas vraiment d’autres pouvoirs », explique le maire, Guy Caron.

« Il y a d’autres bâtisses abandonnées présentement qui causent le même genre de problèmes, comme l’école d’agriculture, l’ancienne station Ultramar de la 2e rue ou l’ancienne station Irving du boulevard Saint-Germain, mais on n’a pas le pouvoir de dire on va s’en occuper nous-mêmes. Et nous sommes dans un contexte où il y a une pénurie d’offre hôtelière », ajoute-t-il.

Si après un mois, les travaux ne sont pas effectués, une amende pouvant aller jusqu’à 4 000 $ pourrait être imposée aux propriétaires.

L’état général de la propriété n’est pas très bon. (Photo: journallesoir.ca)

Pertes

L’hôtel Gouverneurs pourrait être acheté et rénové ou acheté et démoli au profit d’une autre construction, établissement hôtelier ou autre.

Le président de la Chambre de commerce et de l’Industrie de Rimouski-Neigette, Guillaume Sirois, souhaite de tout cœur et rapidement qu’un projet intéressant se présente. Son organisation tente des démarches en ce sens, mais ça n’avance pas vite.

(Photo: journallesoir.ca)

« C’est non-seulement un manque pour notre industrie touristique, mais en plus, on peut se demander comment il se fait qu’un des rares sites du centre-ville aussi beau et face au fleuve ne soit pas inexploité », indique monsieur Sirois. « On a vu lors du tournoi de hockey que le manque de chambres est déjà un problème. D’autant plus quand on sait qu’une famille qui réserve une chambre va faire d’autres achats en ville et aller au restaurant. »

(Photo: journallesoir.ca)

Coûts exorbitants

Le Journal Le Soir a tenté de savoir ce que pourrait représenter l’importance des investissements à consacrer à l’un ou l’autre de ces projets. Selon nos informations, l’hôtel comptait officiellement 160 chambres, mais 20 étaient définitivement fermées dans les derniers mois d’opération.

Selon un investisseur joint par Le Journal Le Soir, si l’on considère qu’un acheteur souhaiterait conserver l’enveloppe, la structure et la mécanique du bâtiment, en autant que tout soit relativement fonctionnel, et effectuer simplement la rénovation des chambres, celle-ci coûterait environ 30 000 $ par chambre. Multiplié par 140, cela donne 4,2 M$. Ce à quoi il faudrait ajouter le coût d’acquisition du bâtiment et du terrain.

Une chambre double de l’hôtel, tel que toujours présenté sur le site Internet. (Photo: site Internet Gouverneurs)

Un entrepreneur en construction nous a par ailleurs éclairés sur ce que coûterait la construction d’un hôtel de A à Z. On peut compter quelque 200 000 $ la chambre pour un projet qui partirait de zéro. Ce qui signifie un investissement de l’ordre de 28 M$.

Riôtel

Cela correspond à peu de choses près et en chiffres actualisés à la somme de 10 M$ à 15 M$ qui était envisagée pour la construction d’un hôtel de 100 chambres à Rimouski, il y a huit ans. Groupe Riôtel de Matane a d’ailleurs fait savoir récemment qu’il a toujours Rimouski dans sa mire pour y construire un nouvel établissement.

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