23.09.2020
Nouvelle de 17 h L’Archevêque sévèrement critiqué

L’Archevêque sévèrement critiqué

-Les marguilliers se sont vidés le cœur

Les marguilliers de la paroisse Saint-Germain de Rimouski s’estiment illégitimement dépouillés de leurs droits d’administrateurs par l’Archevêque Denis Grondin, dont ils mettent en doute la parole et la bonne foi.

Ils soutiennent aussi que leur image a été entachée dans le dossier de la cathédrale de Rimouski, alors qu’ils tentaient de servir le bien public.

C’est que le journal le soir a appris en consultant un affidavit signé par Jean-Charles Lechasseur, Nathalie Leblond, Victor Lepage et Albert Carré le 13 août dernier. Ce document a été rédigé à la demande des marguilliers et en réponse à la requête en jugement déclaratoire déposée précédemment par l’Archevêché.

La Fabrique Saint-Germain est propriétaire de la cathédrale mais ne dispose pas des fonds pour l’entretenir et la réparer, selon eux. L’Archevêque estime que les administrateurs de la Fabrique manquent à leur devoir. Les parties devaient se retrouver en cour le 14 octobre dernier mais il n’y a pas eu d’audition. Une conférence entre les parties est souhaitée par le procureur de l’Archevêché, Me Philippe Thibault. Le soir a aussi tenté de rejoindre Me Edouard Côté, qui représente la Fabrique. Les deux s’expriment dans notre nouvelle de 18 h.

Extraits

Les extraits suivants de l’affidavit démontrent bien le climat d’animosité qui régnait entre les parties lors de sa rédaction.

– « Nous contestons la procédure abusive et trompeuse des demandeurs, ni fondée en faits et en droit. »

– « De nombreuses représentations effectuées envers le demandeur Denis Grondin (…) sont demeurées vaines, malgré l’espoir entretenu et brisé dans des promesses non tenues par ce dernier. »

– « Le demandeur Denis Grondin, par une gouvernance erratique et le manquement à ses devoirs, prive la Fabrique de tous ses droits fondamentaux, pouvoirs et privilèges. »

– « Les demandeurs possèdent la connaissance de cette privation (…) furent informés de l’incapacité à cet égard de la défenderesse à deux reprises. »

– « La conséquence des omissions et/ou manquements aux devoirs du demandeur Denis Grondin, prive la Fabrique de son droit à être entendu. »

 – « La Fabrique ( est ) ainsi maintenue dans un état agonisant par les demandeurs, subit un traitement discriminatoire observable. »

– « Le devoir de collaboration des demandeurs envers la défenderesse, qui découle des exigences de la bonne foi, est manifestement absent. »

« Peu de fiabilité »

– « Le demandeur Denis Grondin a démontré bien peu de fiabilité depuis 2016 (…) Les demandeurs bafouent les règles d’une saine gouvernance. »

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