18.09.2020
Chroniques Nouvel éclairage

Nouvel éclairage

Je suis prof. Mon métier, c’est enseigner et j’aime me rappeler que ce mot vient du latin insignire, qui signifie « mettre des marques ». Et c’est que je fais : je mets des marques sur les phénomènes humains, qu’ils soient politiques, économiques ou sociaux. On marque pour se donner des repères, pour s’orienter et mieux comprendre ce monde qui est d’une belle et effrayante complexité. C’est ce que j’essaie de faire tous les jours : aider mes étudiants et étudiantes à mieux comprendre leur monde.

Ma discipline, la science politique, s’intéresse à la politique, comme son nom l’indique. La politique, tout le monde sait un peu c’est quoi, par expérience. Mais j’aimerais revenir au sens premier du mot. La politique nous vient du grec polis, la cité. La politique est, avant toute chose, les affaires de la cité, donc, les affaires qui nous concernent tous et toutes. Quand on y pense, ça fait beaucoup de choses à traiter et les sujets ne manquent pas : éducation, culture, santé, environnement, économie, urbanisme, etc. Ce n’est pas toujours facile d’y voir clair, j’en conviens.


Pour que les gens puissent participer activement à la vie politique, ça prend un bon coffre à outils, qui passe notamment par un bon système d’éducation et l’accès à une information de qualité. On dit souvent que l’information et la connaissance, c’est le pouvoir. C’est ce que je souhaite : que les gens puissent justement avoir du pouvoir et, pour ce faire, il est important que nous soyons bien informés sur des enjeux qui nous touchent directement. C’est la raison pour laquelle j’ai accepté de faire cette nouvelle chronique.

Mon objectif est tout simple : essayer de démystifier certains enjeux, les aborder sous un angle différent, parfois méconnu, pour que vous puissiez mieux les comprendre et ainsi, en discuter, en débattre et agir. Trop souvent, les grands médias tournent les coins ronds et orientent certains enjeux d’une manière telle qu’il devient difficile d’y voir clair. D’où le titre de cette nouvelle chronique : nouvel éclairage.

Dans la dernière année, les sujets chauds n’ont pas manqué et il y a eu bon nombre de débats autour d’enjeux à grande échelle comme la laïcité, la taxe sur le carbone, l’appropriation culturelle, l’aide médicale à mourir, les maternelles à 4 ans, le rôle de la DPJ, la péréquation, mais aussi à l’échelle locale, comme la pénurie de main-d’œuvre, la planification urbaine, la relève agricole, le transport en commun, entre autres. Pour éviter, le plus possible, de sombrer dans les erreurs de jugement, les généralisations ou les inexactitudes, je me propose, à chaque chronique, de rapporter des faits sur la table, de voir les enjeux sous un angle différent, d’analyser de quelle manière ces différents enjeux ont un impact à notre échelle. Je veux nourrir votre réflexion.

Pour la prochaine et première « vraie » chronique, je souhaite revenir sur le projet de réforme du mode de scrutin, afin de comprendre de quelle manière cela pourrait influencer notre région et notre représentation politique.

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