28.09.2020
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La politique a éloigné Harold LeBel de l’école… mais il n’a jamais lâché!

Témoignage dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire

Ce serait un euphémisme de dire que le cheminement scolaire du député de Rimouski à l’Assemblée nationale, Harold LeBel, est à l’opposé de celui de son ami et collègue du fédéral, Maxime Blanchette-Joncas.

Hier, ce dernier expliquait, dans un de nos articles visant à souligner les Journées de la persévérance scolaire, qu’il avait fait un retour aux études à l’UQAR, après des études secondaires complétées par un séjour en formation professionnelle. Pour monsieur LeBel, c’est un peu l’inverse. Sa passion a fait en sorte qu’il a réussi dans la vie sans avoir un cheminement académique complet.

Seconde affiche électorale de Harold LeBel. (Photo: courtoisie)

Cette série de témoignages sur la persévérance scolaire a été mise en œuvre grâce à une collaboration du journal le soir sur une idée initiée par le Cabaret de la Diversité et le Club de boxe Pro Am de Rimouski.

Avance un peu, recule un peu!

Harold LeBel est originaire de Squatec, dans le Témiscouata, et il s’était inscrit au Cégep de Rivière-du-Loup pour sa formation collégiale mais aussi parce qu’il était hockeyeur avec l’équipe les Albatros.

 « En 1979-1980, tout se déroulait selon mes plans mais quand est arrivé le référendum, mes cordes sensibles ont vibré et je me suis investi dans la campagne référendaire en négligeant mes études. J’ai ainsi bousillé une session. L’année suivante, mes collègues de classe avaient remarqué mon goût de la politique, ont vu en moi un leader et ils m’ont nommé président de l’Association étudiante. Évidemment, je me suis alors investi dans la vie étudiante. Il y a eu une grève contre la réforme étudiante et une autre session y est passée. »

Moulin à scie et communautaire

Monsieur LeBel aura finalement fait comme bien d’autres et suivi un parcours différent pour atteindre le sommet professionnel qu’il visait.

« Vous vous doutez bien qu’a la session suivante, j’ai été convoqué par les autorités collégiales. On m’a invité à aller réfléchir chez-moi. Autrement dit, j’étais expulsé! J’ai travaillé au moulin à scie, j’ai occupé des emplois dans le secteur communautaire, où j’ai suivi de la formation sur le tas à ce sujet. En 1988, j’étais impliqué au PQ et je me suis inscrit à la maîtrise au développement régional à l’UQAR et j’ai été accepté sous conditions. J’ai commencé mes études mais en 1989, il y a eu des élections. On cherchait un candidat à Rivière-du-Loup et je me suis présenté. J’ai perdu », raconte encore Harold LeBel.

Première affiche électorale de Harold LeBel . (Photo: courtoisie)

Cassé

« Sorti de là cassé comme un clou, j’ai travaillé et je voulais me planter les pieds solides pour les élections de 1994. J’allais gagner sûrement, car le PQ allait prendre le pouvoir mais… un certain Mario Dumont, m’est tombé dans les pattes! Cependant, comme j’étais très connu au PQ, monsieur Parizeau m’a demandé d’aller travailler à Québec. Je n’ai jamais complété la maîtrise à l’UQAR, car la politique m’avait rattrapé », ajoute monsieur LeBel.

Moralité? Pas besoin de suivre le même parcours pour faire preuve de persévérance.

« Aujourd’hui, quand je rencontre des décrocheurs, je leur montre toutes mes affiches électorales. J’ai aussi perdu en 2003 dans Kamouraska-Témiscouata. Et je leur montre l’affiche de 2014, où j’ai gagné. Le message est : on ne lâche pas! »

Une affiche électorale de 2003. (Photo: courtoisie)

« Comment ils réagissent? Ils semblent impressionnés par autant de persévérance. L’idée, c’est d’avoir une passion, de ne pas se décourager et de croire en soi et en nos rêves. Des fois, la passion part et revient mais il ne faut jamais se décourager », conclut le député péquiste.

Et il n’est pas dit qu’il ne retournera pas à l’école un jour!

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