28.10.2020
Actualités Des citoyens ont hâte de se faire entendre

Des citoyens ont hâte de se faire entendre

Redécoupage des districts électoraux

Les citoyens qui sont en désaccord avec le redécoupage des districts électoraux, et sur l’éventuel changement de nom de ces districts, attendent impatiemment la tenue des consultations publiques annoncées ce matin, par le maire de Rimouski, Marc Parent.

C’est ce qui ressort des commentaires reçus et recueillis par le journal le soir, à la suite du point de presse virtuel de monsieur le maire, ce matin.

Marc Parent y a annoncé que le conseil demandera officiellement au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, lundi, de reporter la démarche de redécoupage, dont les échéances dans le temps sont fixées par la loi, en raison de la crise du coronavirus qui empêche les rassemblements et, donc, les consultations. Celles-ci auraient lieu à des dates qui restent à être déterminées.

L’église de Sacré-Coeur est située à quelques pas du Bic, dans le projet actuel de redécoupage. (Photo: courtoisie)

« Un sincère merci pour votre intervention dans le journal le soir, qui m’a donné l’occasion de faire connaître mon opinion sur le redécoupage des districts. Nous sommes parvenus à faire reporter la consultation », se réjouit l’ancien conseiller de Sacré-Cœur, Gilles Thériault, résident du boulevard Saint-Germain.

Le centre communautaire La Chanterelle pourrait ne plus accueillir des personnes qui habitent pourtant à quelques maisons de là. (Photo: courtoisie)

Du côté du chemin de Lausanne, au Sud de Sacré-Cœur, les résidents de ce secteur ont été fortement mobilisés dans le dossier de l’usine de bitume qui voulait s’installer près de chez-eux. Il y a fort à parier qu’ils vont aussi tenter d’être entendus sur cet autre dossier.

Perte d’identité

« Bonjour monsieur Michaud; je m’adresse à vous pour vous dire que nous, plusieurs propriétaires et résidents du chemin de Lausanne, sommes contre le redécoupage proposé. Ce serait perdre notre identité de citoyens de Sacré-Coeur. Se joindre au Bic, on ne veut pas de ça », soutient Yvan Dubé.

Un autre citoyen fait remarquer qu’il ne croit pas que ce soit la Ville qui ait pris l’initiative de demander à Québec de reconsidérer les échéanciers du redécoupage. « Ce sont plutôt les pressions exercées par les citoyens qui ont eu raison du conseil. Le nombre de 245 opposants au projet dévoilé récemment a été atteint avant aujourd’hui, j’en suis sûr », affirme celui qui veut demeurer dans l’anonymat.

Voisines séparées

Du côté Nord-Ouest de Sacré-Cœur, dans le secteur dit du Rocher-Blanc, une résidente craint de perdre ses activités avec sa voisine, une bonne amie.

« J’ai été estomaquée de voir le nouveau découpage. Non-seulement je déplore que le quartier de Sacré-Cœur soit amputé d’une partie de son territoire, mais en plus, le secteur Rocher-Blanc, où j’ai un fort sentiment d’appartenance, se retrouve scindé en deux. Nous habitons la dernière maison de Sacré-Cœur dans notre secteur et à côté de chez-moi, ma voisine immédiate, sur la même rue, serait au Bic », soutient Monique Bellavance.

« Je crains que nous ne puissions plus pratiquer nos activités ensemble, ma voisine et moi. Je me questionne et j’aimerais entendre nos élus. Normalement, on nous invite à fréquenter le centre communautaire de notre quartier. Mais si mon amie et moi nous inscrivons à la même activité, elle pourrait se retrouver obligée de la pratiquer au Bic et moi, à Sacré-Cœur », déplore madame Bellavance.

Effet sur la démocratie

« Ce serait la même chose quand viendrait le temps de voter. Ma voisine devrait se déplacer pour aller au Bic, alors qu’elle pouvait le faire à pied, ici. Je crois que cela pourrait affecter le taux de participation aux élections municipales, alors qu’on sait qu’il est déjà très faible. Ça n’aiderait pas avec un changement comme ça. »

Église

« Ce qui m’a aussi jetée à terre, c’est que l’église Sacré-Cœur, qui devrait être un repère pour la communauté, se retrouve à cheval sur la démarcation Sacré-Coeur-Le Bic. C’est inconcevable. Si on demande un report, j’espère que c’est pour mieux consulter la population. Sacré-Cœur se retrouve amputé pas mal. On nous dit de bien occuper notre territoire et je me demande au nom de quoi on nous empêcherait de le faire comme on le souhaite», conclut-elle.

« Une chance qu’on a ce maire vraiment fantastique, car ce sont 11 méchants conseillers qui ont voté ça. Il nous a défendu; il a appelé la ministre. Wow ! » ironise un autre citoyen, Jean-François Deschênes.

Le maire de Rimouski mentionnait ce matin qu’il est né Bicois, a donc lui-même un fort sentiment d’appartenance au Bic et que le conseil se veut solidaire des citoyens, dans la demande de report de la démarche. « Personne ne veut faire disparaître le nom du Bic », a-t-il rappelé.

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