24.10.2020
Actualités Politique Un citoyen traite la Ville de « trou de c… »

Un citoyen traite la Ville de « trou de c… »

L’asphaltage de la route du 3e rang Ouest du Bic coûterait 7 M$

Un citoyen impatient qui habite le 3e rang Ouest du Bic, Donald D’Astous, a utilisé le qualificatif « municipalité de trou de c… », pour crier son mécontentement face à la Ville de Rimouski, quant au manque d’entretien de la route, hier soir, à l’assemblée du conseil municipal.

Une pétition de 850 noms a été déposée par un comité représentant les quelque 80 ménages habitant dans la portion du 3e rang situé à l’Ouest, depuis l’intersection Nord-Sud de la route de Saint-Valérien. Lorsqu’on lui a fait remarquer que 850 noms pour 80 adresses semblaient beaucoup, un leader de ce comité citoyen, Raynald Roy, a mentionné qu’il s’agissait d’utilisateurs réguliers de cette route qui mène au lac des Joncs.

Quant à Donald D’Astous, il a commenté la situation en ces termes et en élevant la voix. Ses commentaires étaient parfois inaudibles : « Pourriez-vous au moins réparer les trous? Ça n’a pas de bon sens de laisser ça comme ça! Réveillez-vous! Là, on a un chemin tout défait et vous laissez ça de même. (Quand vous le faites), vous faites ça au mois de novembre quand la neige tombe. Tabarnouche! C’est une maudite municipalité de pauvres et de trou de cul qu’on a! »

« Monsieur D’Astous! On doit dire au bénéfice du public qui nous écoute qu’on n’est quand même pas à Kandahar (NDLR : en Afghanistan, où des routes ont été bombardées)! », a lancé le maire, Marc Parent.

Excuses

À la fin de la période de questions, ce dernier a plus tard réclamé des excuses publiques de la part du citoyen mécontent. « Monsieur D’Astous, honnêtement -et je comprends que vous vivez de la frustration par rapport à la route du 3e rang Ouest- les propos que vous avez tenus à l’endroit de la Ville de Rimouski sont très irrespectueux. Je crois que ça ferait vraiment du bien si vous acceptiez de vous excuser. »

« Excusez-moi », a dit monsieur D’Astous une fois retourné à son siège. « J’accepte vos excuses », a simplement répondu monsieur Parent avant de clore l’assemblée.

Cours de compte de taxes 101

Par ailleurs, le maire a servi une leçon de compte de taxes 101 à une citoyenne, Caroline Gagnon, qui déplore que les citoyens de la route du 3e rang Ouest qui paient leurs taxes au même titre que les autres ne sont pas mieux desservis par les travaux de voirie.

« Il y a des taxes de services et vous ne payez pas les taxes de services quand vous ne les avez pas. Les seuls gens qui doivent contribuer au réseau d’aqueduc sont les personnes desservies. Pour ce qui est des déchets, étant donné qu’une ferme en produit davantage, il y a des compensations offertes aux agriculteurs par le gouvernement du Québec. Il n’y a plus de service de ramonage, alors vous ne payez pas ce montant non plus. Pour ce qui est des services d’urgence, la caserne du Bic est près de chez vous. Le nombre de pompiers est passé de six à plus d’une dizaine de pompiers à temps partiel », a indiqué monsieur Parent.

« Le Bic a eu la grosse part du gâteau »

« 2020 a été une année record en termes d’investissement pour des travaux routiers. Ce sont 12 M$ que la Ville de Rimouski a réinvestis pour mettre à niveau des chemins municipaux. De ces 12 M$, 10 M$ sont allés à des routes rurales. De ces 10 M$, 7 M$ sont allés au Bic, alors qu’il y a aussi des besoins importants ailleurs. La grosse part du gâteau, c’est le Bic qui l’a eue », précise monsieur Parent.

Certains citoyens ont mentionné que des engagements avaient été pris par le conseil municipal pour cette route, ce qu’a réfuté Marc Parent en point de presse, après l’assemblée.

« Absolument pas. Pas de façon officielle, même on me rapporte que certains élus auraient pu faire circuler cette information (NDLR : Monsieur Parent avait identifié la conseillère du Bic plus tôt dans la soirée). Ce n’était surement pas la décision du conseil municipal. Le conseil a été saisi de propositions pour des travaux routiers en 2020. Nous avions 10 M$ pour les chemins ruraux et nous avons choisi de consacrer 7 M$ à des routes du Bic, notamment la portion Est du 3e rang, sur 6 km. Le rang des Chénard en a bénéficié, aussi. »

« Gravelle garrochée »

« Malheureusement, dans la municipalité du Bic, nos ancêtres ont d’abord défriché. C’est de la terre noire, à plusieurs mètres de profondeur. Un moment donné, ils ont « garroché » de la « gravelle » là-dessus, puis ils ont décidé de mettre de l’asphalte. Pour refaire ça aujourd’hui, on parle de 1 M$ du kilomètre. Le 3e rang Ouest a 7,5 km et les citoyens nous parlent de 80 résidences. Ce sont 7,5 M$ qui devraient être investis. On ne peut pas investir tout l’argent au Bic, parce qu’il y a des besoins, ailleurs », a conclu monsieur Parent.

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