Nouvelle de 17 h Escalier arraché : le propriétaire exige la fin des hostilités

Escalier arraché : le propriétaire exige la fin des hostilités

Une mise en demeure est envoyée à la locataire et au Comité logement Rimouski-Neigette

Le propriétaire de l’édifice situé au 346 rue Tessier à Rimouski, Régis Roussel, souhaite que cessent les allégations dirigées contre lui, à l’effet qu’il intimiderait une de ses locataires afin de s’en débarrasser pour faire place à un nouvel occupant qui paierait un loyer plus élevé.

La dame a diffusé une photo et un message sur son compte Facebook, mercredi, laissant entendre que le retrait de l’escalier avant de l’étage qu’elle occupe, dans cet édifice, était un geste d’intimidation pour se débarrasser d’elle, qui paie un loyer peu élevé pour son logement. Le Comité logement Rimouski-Neigette a commenté la situation en affirmant que le propriétaire était un récidiviste.



Conforme

Interpellée par le journal le soir, la Ville de Rimouski a précisé que le propriétaire « est dans son droit ». Il a demandé et obtenu un permis pour faire des travaux extérieurs, en conformité avec les normes habituelles. Le Service de protection contre les incendies a aussi inspecté le triplex et a confirmé sa conformité.


« Atteinte à notre réputation »

L’auteur de ces lignes a pu parler brièvement avec monsieur Roussel ce matin. « Nous continuons nos travaux pour améliorer l’édifice, tel que prévu. C’est malheureux ce qui s’est passé, car cela porte atteinte à notre réputation », a-il-dit avant de nous demander de contacter son avocat, Pierre Lévesque.



« On m’a demandé d’envoyer des mises en demeure à la locataire concernée et au Comité logement Rimouski-Neigette pour qu’ils cessent de répandre des faussetés et qu’ils corrigent le tir. La réalité de mon client, c’est qu’il estime qu’il a des travaux à faire. Il les a entrepris et ça ne fait pas l’affaire de madame. Elle a dit n’importe quoi sur lui et a même écorché son fils au passage, qui n’a rien à voir dans cette histoire. Le propriétaire, c’est Régis Roussel et cela ne concerne que lui et seulement lui », mentionne Me Lévesque.

Devant le tribunal?


« Les mises en demeure demandent à ce que le tir soit corrigé dès maintenant. Elles ont été signifiées ce matin. En cas de non réponse, j’ai le mandat de prendre des procédures pour faire respecter l’intégrité de monsieur Roussel et sa réputation. On pourrait se retrouver devant le tribunal. Je ne sais pas. Ça dépendra de lui. On veut éviter de judiciariser le dossier, mais on pourrait aussi se retrouver devant la Régie du logement si madame fait des plaintes. Les esprits se calmeront peut-être. Il y a deux autres locataires et il n’y a pas de problème avec eux », ajoute enfin Me Lévesque.


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