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Nouvelle de 17 h

Kayak au centre-ville : le maire nuance les attentes

Les kayakistes risquent de se multiplier, dans la baie de Rimouski. (Photo: courtoisie Armand Dubé)

Le maire de Rimouski, Marc Parent, souhaite nuancer les attentes des citoyens quant aux aménagements qui seront réalisés pour favoriser la pratique des activités nautiques près de l’écluse Price, à la suite de l’achat des terrains d’Hydro-Québec par la Ville.

 « C’est dans le secteur où on retrouve notamment le poste d’accueil de l’Association des pêcheurs sportifs de saumon de la rivière Rimouski. C’est un site extraordinaire pour partir en planche à pagaie ou en kayak. Il n’y avait pas d’espace pour faire ça et les gens pouvaient se demander où se stationner. Là, avec la bande de terre qu’on a achetée, il y a une vingtaine d’espaces de stationnement. Dorénavant, les gens pourront se stationner là, débarquer leur embarcation, la mettre à l’eau sur place, à l’embouchure de la rivière et aller sur le fleuve », mentionnait monsieur Parent, en janvier.

Pendant ce temps, des usagers et même des promoteurs s’impatientent.

D’abord pouvoir se stationner

Les amateurs de kayak, notamment, qui attendent ces aménagements depuis plusieurs années, auront eu tort de sauter aux conclusions en pensant que des travaux seraient réalisés dès cette année, selon monsieur Parent. Il faut plutôt comprendre que la Ville veut d’abord régler le problème de stationnement, car il est déjà possible de mettre à l’eau sans des aménagements spécifiques, ce qui n’exclut pas que la Ville en fera.

« Il ne faut pas partir en peur avec ça! On me parle d’une rampe d’accès, mais j’ai toujours dit que l’acquisition des terrains allait favoriser l’accès, car l’enjeu principal est celui du stationnement. Il faut que les gens qui veulent mettre à l’eau des canots, des kayaks, des planches à pagaie, puissent de rendre là avec leur véhicule. Là, il n’y a pas de place pour se stationner. Il faut savoir qu’o  ne peut pas mettre son embarcation à l’eau du côté Nord de la route. La seule place où mettre à l’eau, c’est entre le pont et le barrage. On peut le faire même sans aménagements », expliquait monsieur Parent, en entrevue au journal le soir, un peu plus tôt, aujourd’hui.

« Je l’ai moi-même fait l’an dernier. Ultimement, on travaillera vers les aménagements, mais le dossier de l’achat des terrains n’est même pas encore réglé. Avant de faire des aménagements, il y a deux choses à faire pour l’acquisition officielle: la Ville dispose de 90 jours pour s’assurer de la qualité des sols et deuxièmement, si on veut faire plus tard ces aménagements, il faudra obtenir des autorisations du ministère de l’Environnement », poursuit monsieur Parent.

Projets?

Le journal a demandé à celui-ci si la Ville serait ouverte au cas où des projets d’école de kayaks ou de centre de location d’embarcations lui étaient proposés.

« Certainement, mais de la façon dont je vois ça, le scénario idéal pour cet été serait de réussir à mettre en place la signalisation des stationnements préférentiels pour les pagayeurs, les canoteurs et les kayakistes. Le but étant qu’on puisse se stationner à proximité du barrage pour pouvoir mettre les embarcations dans l’eau à partir de là », note enfin le maire Parent.

École et guides

Des projets, il semble qu’il y en ait, selon un guide d’aventure, ancien propriétaire d’école de kayak et kayakiste invétéré, Jean-François Dubé, qui estime que le dossier n’évolue pas assez rapidement à son goût. Il s’inquiète aussi des travaux sur le vieux pont de la route 132 annoncés par le ministère des Transports.

« Je sais qu’on va pouvoir circuler sur trois des quatre voies du pont en auto, mais ce que je me demande, c’est si on va pouvoir passer sous le pont en kayak. La Ville ne semble pas pouvoir nous fournir cette garantie. Ce qui me préoccupe aussi, c’est que la Ville ne peut pas nous assurer qu’il y aura une rampe de mise à l’eau dès cet été. Ça fait au moins 10 ans qu’on attend. Attendre à 2022? On fait quoi cet été en attendant? On pourrait manquer des occasions intéressantes pour des investissements, mais aussi pour le tourisme », estime monsieur Dubé.

À la suite de l’annonce de janvier, il s’attendait à plus d’action. « Monsieur Parent en a parlé et ça a suscité beaucoup d’attentes. Les employés des Travaux publics nous disent maintenant que c’est le statu quo pour cet été. Juste de mon côté, j’ai reçu quelque 150 courriels de gens qui me traduisaient l’engouement suscité par cette annonce, de gens des quatre coins du Québec. Tout le monde était heureux d’apprendre la nouvelle. Mais non! On ne peut pas encore, une fois de plus, dire qu’on peut lancer une entreprise de kayak de mer dans l’embouchure de la rivière Rimouski. Ça fait pourtant plusieurs fois qu’on se fait dire que des choses se feront.

Monsieur Dubé est lui-même intéressé à agir comme moniteur et chef-guide et a identifié un éventuel exploitant prêt à investir pour une école. « On a tout ce qu’il faut, sauf un stationnement et une rampe de mise à l’eau, parce que la Ville n’est pas capable de nous dire que ça va se faire. »

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