Nouvelle de 17 h Kayak au centre-ville : ça avance

Kayak au centre-ville : ça avance

Cinq intervenants à «attacher»

Le projet d’aménager une descente donnant accès à la rivière et au fleuve pour favoriser la pratique des sports nautiques au centre-ville de Rimouski connaît des progrès significatifs.

L’homme d’affaires retraité et sportif Marcel Gagné poursuit ses démarches pour obtenir un accès public à des espaces de stationnement situés près de la descente, aux abords de l’écluse Price, en parallèle de celles effectuées par la Ville de Rimouski.



Celle-ci a changé son fusil d’épaule dernièrement, constatant qu’elle ne pouvait acquérir les terrains convoités pour en faire des espaces de stationnement.

« La résolution adoptée met un terme au processus d’acquisition des terrains, à la suite de vérifications que nous avons faites (sur le plan de l’environnement). Nous avons mandaté l’administration municipale pour négocier avec Hydro-Québec pour devenir locataire des espaces de stationnement. Dans le but de pouvoir y faciliter l’accès à la mise à l’eau, pour pratiquer le kayak, la planche à pagaies, le canot, etc. », expliquait le maire, Marc Parent, il y a un mois.


Le maire Marc Parent. (Photo: archives)

Il y a cependant trois autres intervenants concernés et il faut qu’ils aillent tous dans le même sens, selon monsieur Gagné, qui s’implique dans ce dossier parce qu’il croit qu’il y a là l’occasion de faire fructifier un bien collectif : l’embouchure de la rivière Rimouski donnant accès au fleuve et à la baie de Rimouski.

Terrain de jeu



« On a un terrain de jeu formidable, entre l’île Saint-Barnabé, le rivage et l’embouchure de la rivière Rimouski, où on peut pratiquer des activités sportives et récréatives en hiver (ski/planche à voile, pêche, randonnées), comme en été (planche à pagaie, kayak, canot, etc.). Pourquoi vouloir faire absolument une descente à cet endroit? D’abord parce qu’il est impossible de mettre des kayaks ou des planches à pagaie à l’eau à la marina en raison des conditions de navigation; ensuite parce que ce serait l’endroit idéal près de l’écluse Price et du bâtiment d’accueil de l’Association des pêcheurs de saumon de la rivière Rimouski. C’est l’endroit idéal, parce que selon les marées, tu peux partir tranquillement dans la baie, où il n’y a pas de courant. Même s’il vente un peu, la vague est limitée », explique-t-il.

Marcel Gagné (Photo: courtoisie)

« Ce qui me convainc, c’est le potentiel du site autant pour les résidents que pour les visiteurs. C’est à se demander pourquoi on ne l’a pas déjà fait, surtout qu’il y a déjà eu une école et un centre de location à cet endroit », renchérit Marcel Gagné.


20 cases de stationnement

« La principale problématique, c’est qu’on ne peut rien faire si on n’a pas accès aux 20 cases de stationnement qui sont sous la responsabilité du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent par un bail avec Hydro-Québec. Le CISSS n’a pas besoin de ces espaces de stationnement qui sont toujours vides, même si c’est affiché interdit, remorquage à vos frais. Mon but actuellement, c’est de faire débloquer ça pour améliorer la faisabilité d’une descente. Je suis aussi en contact avec le ministère de l’Environnement, pour lequel, à ce qu’on me dit, il ne semble pas y avoir de problème », relate l’ancien président de Matériaux BGB.

Le site en question est entre le vieux pont de la route 132 et l’écluse Price, en plein au centre de cette photo. (Photo: courtoisie, Armand Dubé)

Monsieur Gagné attend les réponses positives du ministère de l’Environnement, d’Hydro-Québec et du CISSS avant d’interpeller les services techniques de la Ville pour obtenir un permis afin d’implanter la fameuse descente, à la fin de la démarche.

« Ce qu’il faut en premier lieu, c’est qu’Hydro-Québec et le CISSS s’entendent pour modifier le bail de ce dernier portant sur les espaces de stationnement. Il faut considérer qu’il y a cinq organisations qui interviennent dans le dossier et qu’il faut accorder sur la même longueur d’onde: la Ville, le CISSS, Hydro-Québec, l’Association des pêcheurs de saumon et le ministère de l’Environnement. C’est le fond du sujet sur lequel je m’implique personnellement », signale enfin cet adepte de paramoteur et de planche à voile, entre autres.


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