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Nouvelle de 17 h

Projet FARI : une entente qui ne concerne pas la Ville

Une esquisse d’une partie du projet de Groupe FARI dans Saint-Pie-X.

La controverse entourant une éventuelle entente entre une ou des congrégations religieuses et le promoteur d’une résidence pour personnes âgées de six étages dans le district Saint-Pie-X, le Groupe FARI, n’est pas du ressort de la Ville de Rimouski.

C’est ce qu’a mentionné le maire, Marc Parent, à l’issue de l’assemblée ordinaire du conseil municipal, hier soir.

Une telle entente pourrait venir remettre en question la position de la Ville, qui a eu recours à un article de loi spécifique pour pouvoir passer outre à une démarche de référendum. La Ville considère, ce faisant, que la crise du logement et la nécessité de mieux soigner des aînés éprouvant des problèmes de santé sérieux passent avant la tenue d’une consultation populaire. Le journal le soir rapportait, lundi, que de plus en plus de citoyens touchés par ce projet se demandent jusqu’à quel point la Ville est justifiée de recourir à cet article de loi, si l’entente en question existe, car on ne parlerait pas alors de gens qui sont privés de soins ou d’argent pour s’offrir un logement.

Le journal a demandé à monsieur le maire ce qu’il pensait des rumeurs qui circulent, même si la Ville a refusé de commenter la situation lundi, alléguant que le dossier est judiciarisé à la suite d’une demande d’injonction déposée par des citoyens qui s’opposent au projet dans la zone visée. Et lui a demandé également s’il était préoccupé en raison de l’importance de l’investissement qui pourrait échapper à Rimouski si le promoteur s’impatiente.

« On ne parle plus d’un investissement de 20 M$, mais de plus de 20 M$. Le rôle de la Ville est d’accompagner un promoteur qui fait une évaluation du marché, décide d’aller de l’avant avec un projet. Notre responsabilité, c’est de voir à ce que le projet puisse se concrétiser, aller de l’avant, soit conforme au zonage et à l’environnement. Pour ce qui est de la clientèle, ça relève vraiment du promoteur. Ce n’est pas à la Ville de s’en mêler. Ce que nous on sait, c’est que la clientèle visée cadre dans les dispositions de l’article 123,1 qui vise à aider des clientèles vulnérables. C’est une disposition qui a été mise de l’avant par le gouvernement du Québec pour s’assurer que, justement, des projets de cette ampleur qui viennent en aide à des personnes qui sont dans le besoin puissent passer par un processus rapide », précise monsieur Parent.

« Malheureusement, dans ce cas-ci, des citoyens ont décidé de porter l’affaire en cour », déplore-t-il aussi.

Marc Parent (Photo: capture d’écran-Facebook)

Des ententes ailleurs

Un lecteur souligne au journal que des actionnaires de FARI faisaient auparavant partie d’une firme qui s’appelait Lokia et qui a réalisé des projets en collaboration avec des maisons religieuses à différents endroits au Québec, dont Trois-Rivières, Alma et Campbellton (N.B.).

« Groupe Lokia était un partenaire silencieux avec Réseau Sélection dans le projet de La Grande Place de Rimouski (NDLR : Havre de l’Estuaire) et un des objectifs était d’y intégrer trois congrégations religieuses de la région pour un total de 250 personnes. Le projet ayant eu les délais et embûches que l’on connaît, Groupe Lokia se serait retiré et les congrégations religieuses aussi. Je ne peux vous confirmer que Groupe FARI a repris le tout (pour des ententes) avec les religieuses, mais je peux vous dire que des négociations ont eu lieu.  C’est ce même groupe qui a pris entente avec la congrégation religieuse de Campbellton afin de reprendre sa résidence, d’y garantir les soins des religieuses et de convertir le reste en résidence. Les ententes avec les congrégations religieuses représentent des avantages financiers importants qui sont sans doute la pierre angulaire de la construction de Groupe FARI à Rimouski », indique cet informateur qui souhaite toutefois demeurer anonyme.

Rimouski s’approche des 50 000 habitants

La capitale du Bas-Saint-Laurent comptera bientôt 50 000 habitants, ce qui incite la Ville à provisionner des montants qui seront utilisés le moment venu, car un tel cap oblige une ville à offrir plus de services et à assumer plus de frais.

Rimouski compterait, selon les données les plus fraîches, 49 733 habitants. Cela fait un certain temps qu’on vise le cap des 50 000 et on pourrait avoir l’impression que c’est long, mais il y aurait entre 250 et 300 nouveaux arrivants à Rimouski chaque année. Cette année serait donc la bonne.

« J’ai été un peu surpris moi aussi, car je m’attendais à autre chose, mais c’est la Gazette officielle du Québec qui fait foi de tout en la matière. On se fie à cette source officielle, mais clairement, tout porte à croire qu’on va franchir le cap bientôt », constate monsieur Parent, à qui le journal a demandé s’il ne fallait pas accélérer le pas pour le développement en vue de l’atteinte de ce cap, par exemple en favorisant la construction de logements.

« Vous soulevez un point important. Nous étions à la recherche d’un employé spécialisé, cet été, qui a remporté le concours, qui provenait de l’extérieur de la région et qui, malheureusement, a dû renoncer au poste parce qu’il n’avait pas réussi à se trouver un logement. C’est certain qu’il y a des contraintes importantes. On parlait également tantôt des montants qui sont investis en construction. En 2020, nous avons eu des constructions pour 52 M$ de permis de construction émis et en 2021, pour 112 M$. Il est clair qu’il y a énormément de construction et qu’il y a énormément de besoins, que ce n’est qu’une question de temps avant qu’on franchisse le cap des 50 000 habitants », mentionne monsieur Parent.

38 unités d’habitation à Pointe-au-Père

La Ville a d’ailleurs autorisé, hier, le lancement des travaux d’un nouveau secteur résidentiel dans le district Pointe-au-Père. La future nouvelle rue à l’Est de la rue des Pluviers comptera au départ 26 unités de logements unifamiliales et 12 unités de logements en jumelés.

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