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Lutter plus efficacement contre la discrimination et le racisme

Joyce Echaquan (Photo: Facebook-collectif Églantine)

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse s’est réjouie de l’importante augmentation de son budget des cinq prochaines années prévue à la dernière mise à jour budgétaire du gouvernement.

Ces sommes lui permettront de poursuivre sa mission avec plus d’efficacité et de travailler à la stratégie de régionalisation prévue dans son plan stratégique 2021-2025.

« Ce rehaussement témoigne de la confiance du gouvernement envers la Commission comme institution clé dans la défense et la promotion des droits et libertés de la personne et des droits de la jeunesse », a d’entrée de jeu affirmé Philippe-André Tessier, président de la Commission.

Métal du Golfe_VF

Réduction des délais de traitement des plaintes

« Au cours des trois dernières années, la Commission a fait de la réduction des délais de traitement des plaintes une priorité organisationnelle. L’octroi de cet important budget renforcera les efforts déjà entrepris pour réduire de manière significative les délais pour les processus de plaintes en droits de la personne, afin d’offrir un service efficient à la population du Québec » a ensuite poursuivi Philippe-André Tessier.

Le nombre de requêtes a doublé en 10 ans

Depuis les dix dernières années, le nombre de requêtes en matière de discrimination, harcèlement, exploitation des personnes âgées ou handicapées ou pour lésion des droits d’un enfant a plus que doublé, passant de 1 447 à 2 918. Les motifs « race », couleur et origine éthique ou nationale constituent année après année plus du quart des dossiers ouverts en droits de la personne par la Commission. Les nouvelles sommes annoncées permettront à la Commission de faire face à cette hausse ainsi que de travailler davantage en amont pour prévenir la discrimination par la formation, l’information et l’accompagnement dans la mise en place de pratiques exemptes de discrimination.

« La Charte des droits et libertés de la personne est un rempart contre le racisme sous toutes ses formes et elle donne à la Commission des responsabilités en matière de protection et de promotion des droits. Dans cette perspective, la Commission poursuivra son travail significatif de lutte contre le racisme et la discrimination systémiques ainsi que contre le profilage racial en déployant tous les pouvoirs que lui confère la Charte », a déclaré Myrlande Pierre, vice-présidente de la Commission responsable du mandat Charte.

Un levier de prévention important

« La formation constitue un des leviers importants de prévention pour lutter contre ces phénomènes. Étant donné l’expertise reconnue et bien établie de la Commission en la matière, la demande pour des séances de formation sur le racisme, de même que sur les réalités et les droits des peuples autochtones a augmenté au cours des deux dernières années, particulièrement depuis la vaste mobilisation suivant la mort tragique de Georges Floyd et du décès de Joyce Echaquan sous une pluie d’insultes racistes », a ajouté Mme Pierre. Effectivement, les demandes reçues par la Commission dépassaient à un point tel ses capacités que le délai pour obtenir l’une de ces séances a parfois été de plus de 5 mois. Des ordres professionnels, des municipalités, des CISSS et de grandes entreprises privées ont notamment fait appel à l’expertise et au savoir-faire de la Commission pour les appuyer dans leur démarche de lutte contre le racisme.

Par ailleurs, la Commission s’est engagée en 2021 dans une stratégie de régionalisation de ses activités. L’objectif ultime de l’organisme est d’offrir équitablement des services de proximité à tous les citoyens et les citoyennes du Québec, en tenant compte des différentes réalités régionales et de la diversité des enjeux en matière de défense des droits de la personne et de la jeunesse. « L’enjeu de la proximité est d’autant plus important lorsqu’il est question des communautés autochtones », a expliqué Suzanne Arpin, vice-présidente de la Commission responsable du mandat jeunesse.  « La Commission souhaite établir des relations de partenariat avec des organismes autochtones dans différentes régions du Québec et les nouvelles ressources octroyées nous permettront d’y travailler concrètement. »

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