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Nouvelle de 17 h

La Ville espère toujours, pour le projet FARI

Rimouski lui réserve son terrain jusqu’à nouvel ordre
Guy Caron (Photo: capture d’écran-Ville de Rimouski-MACOMMUNAUTÉ)

La Ville de Rimouski demeure propriétaire du vaste terrain de la rue des Flandres qu’elle destinait au projet de 20 M$ de Groupe FARI pour une résidence pour les aînés, mais n’a pas l’intention de le rendre disponible aux autres investisseurs pour le moment.

L’offre d’achat de FARI est échue depuis juin dernier, mais c’est l’attitude qu’entendent adopter le maire, Guy Caron, et les autres élus, tant qu’il y aura de l’espoir. L’entreprise a déclaré qu’elle met son projet sur la glace, mais ne l’abandonne pas.

« Pour l’instant, l’entreprise a mentionné que son projet est sur la glace. Le projet est suspendu en raison des conditions économiques qui prévalent, mais l’entreprise nous a laissés savoir qu’elle est toujours intéressée à la réaliser lorsque les conditions seront plus appropriées. On réserve le terrain à ce projet. Le degré d’intérêt du promoteur est toujours là. Je crois que nous n’avons pas intérêt pour le moment à faire de la prospection pour trouver un autre projet », mentionne monsieur Caron.

« Le message qu’on nous envoie, c’est que l’entreprise est toujours intéressée. Est-ce que c’est une question de mois? Je ne sais pas. Le promoteur a davantage d’information que nous. C’est son projet. Quand on nous dira : « on ferme ça définitivement ce dossier-là et on ne fera pas de prolongation d’offre d’achat », on passera à autre chose, mais pour l’instant c’est ce qu’on en comprend », signale le maire.

Autre projet?

Au cas où FARI se désisterait définitivement, le terrain pourrait être destiné à un autre projet du même genre… ou pas. « On n’est pas rendu là. Ça fait quand même trois ans que la Ville travaille avec FARI sur ce projet », dit monsieur Caron.

Le vaste terrain réservé au Groupe FARI pour son projet sur la rue des Flandres. (Photo: journallesoir.ca, Pierre Michaud)

Sœurs du Saint-Rosaire

Par ailleurs, selon monsieur Caron, le projet de transformation de la maison mère des Sœurs du Saint-Rosaire en édifice communautaire et à logements progresse. « Le gouvernement a confirmé le financement de 47 unités de logement en juin. Cela s’ajoute aux 44 annoncés précédemment. Ça ne veut pas dire que ça va commencer à se construire demain matin. Ça relève du Programme d’habitations abordables (PHAQ) de la Société d’habitation du Québec (SHQ). La Ville de Rimouski sera appelée à investir dans le projet, probablement 40%. On attend plus de détails pour définir l’implication de la Ville. »

Une esquisse du projet de Groupe FARI sur la rue des Flandres. Un investissement de 20 M$ est en cause. (Photo: capture d’écran, Ville de Rimouski)

3 et demi à 1 250 $

Par ailleurs, comme nous l’avons vu dans une série de reportages sur la situation du logement à Rimouski, notre observateur de l’offre, un collaborateur qui préfère ne pas être identifié, continue de découvrir et de dénoncer des situations abusives dans un marché où 99,2% des logements sont occupés. Certains propriétaires de logements dépasseraient les bornes, tel celui qui affiche sur les forums de locataires à la recherche d’un endroit où se loger, un 3 ½ -beau, mais quand même!- à 1 250 $ par mois. Où cet autre propriétaire qui se réserve le droit d’utiliser la laveuse et la sécheuse d’un logement qu’il loue, une fois par semaine. Vue également, une maison en vente à 200 000 $ devenue à louer à 2 200 $ par mois.

« C’est clair que pour une ville comme Rimouski, ce sont des prix qui ne sont pas abordables, auxquels nous ne sommes pas habitués. On est dans une situation de pénurie et il y a des propriétaires qui en profitent pour monter leurs prix. C’est extrêmement dommageable. La Ville de Rimouski n’a pas de contrôle sur les prix des loyers. Ça relève du gouvernement du Québec et il faut espérer qu’on trouve des mécanismes pour mieux contrôler ce genre de situation. Il faut faire des logements sociaux et abordables, c’est clair, mais il faut aussi s’assurer que l’offre soit accrue, afin que des propriétaires soient moins tentés de tourner la situation à leur avantage », réagit monsieur Caron.

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