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Les réglementation des distilleries

La distillerie du Saint-Laurent (Photo: courtoisie)

Samuel Ouellet et André Duncan, deux candidats du parti Québécois, dénoncent des réglementations en vigueur chez l’industrie des distilleries, appuyant du même coup les demandes de l’Union des distilleries du Québec (UMDQ).

Dans ces demandes, il est notamment question de réduire la surtaxe de vente sur les produits vendus directement à la distillerie, d’un assouplissement du cadre réglementaire qui régit cette industrie et de mettre en place une initiative qui permettrait aux distillateurs de vendre leurs produits directement aux établissements hôteliers et touristiques de leur région.

« Un non-sens »

Lors d’un point de presse à ce sujet, Samuel Ouellet, candidat dans Rimouski, a rapporté les enjeux dont lui a fait part la Distillerie du Saint-Laurent : « Quand vient le temps de vendre leurs produits, au bar de la Distillerie, l’équipe ne peut même pas – dans le cas où le bar manquerait d’une bouteille quelconque – se servir de ce qu’elle a. Elle doit attendre que la SAQ de Montréal lui retourne des produits qui sont timbrés, ce qui est un non-sens. Quand tu as les caisses dans ton entrepôt et que tu dois attendre que la bouteille fasse 500 kilomètres pour la servir à tes clients, je pense que d’un point de vue écologique, mais aussi du point de vue du gros bon sens, ç’a n’a pas de sens. »

Il ajoute : « L’industrie de la distillerie est en pleine effervescence et il faut les aider à aller encore plus loin. Ce n’est certainement pas avec des lois qui datent de la prohibition qui vont les faire progresser. »

Il a alors confirmé son appui envers les distillateurs, en son titre de candidat.

Les revendications

Un avis et une cause que partage André Duncan, candidat dans Mégantic.

« Pour ce qui est de la cause des distilleries et des revendications de l’UMDQ, c’est un dossier que je suis de très près depuis quelques années. Dans mon parcours professionnel, j’ai souvent eu à collaborer avec des distilleries québécoises. Ces gens-là sont des entrepreneurs que j’admire et que je respecte beaucoup. L’une de mes motivations à me lancer en politique était de pouvoir donner un coup de main et de pouvoir porter cette cause dans l’arène politique », explique celui qui est également mixologue.

Il relate les revendications de l’UMDQ et des distilleries : « une baisse de la surtaxe de 52 % faite sur les ventes de produits, qui sont faits à même la distillerie, un assouplissement pour les distillateurs qui opèrent sous des permis artisanaux afin qu’ils aient un retour sur l’investissement plus rapide et pouvoir établir un commerce de proximité et pouvoir faire des négociations avec les bars et les restaurants dans leur entourage, sans transiter par le système de la SAQ. »

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